Rygel le XVIème









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L'Hynérien cessa de sourire. Son opposant avait un air inquiétant, voire cruel, et il perçu comme un danger à présent. Qu'avait-il bien pu dire de contrariant ?

— Je suis le Capitaine du Zelbinion, reprit Durka, et il n'y rien de plus important que moi sur ce vaisseau.

— Oui, répondit Rygel qui souhaitait calmer le jeu, je ne suis pas la personne la plus importante à bord, c'est bien vous. Je ne suis le souverain que des Hynériens.

— Les Hynériens, continua Durka, un peuple amusant. Mais, "personne" n'est pas le mot qui convient, n'est-ce pas. Les Hynériens méritent d'avantage d'être qualifié d'animaux que de "personnes".

Il baissa les yeux vers Rygel qui étaient à présent devenus brillants, comme s'il allait pleurer. L'Hynérien était en effet réellement terrifié. Cette situation devenait tellement plaisante pour le Pacificateur. Alors, tandis qu'il continuait à s'avancer, il chuchota en souriant.

— Si petits, si faibles…

À ce moment-là, le Dominar comprit que la véracité des histoires racontant que les Sébacéens, les Pacificateurs du moins, aimaient bien torturer les Hynériens allait peut être bien se vérifier dans quelques Microts. Selto Durka était manifestement un homme malfaisant, et son nouveau prisonnier allait être son souffre-douleur. Comprenant la Dren dans laquelle il se trouvait, Rygel recula de quelques pas, tandis que son nouvel ennemi s'approchait lentement de lui. Puis, tout d'un coup, le Dominar fit volte-face et se mit à courir vers la porte par laquelle les soldats l'avaient fait rentrer et tenta de l'ouvrir. Mais ce fut peine perdu, la plupart des portes du Zelbinion étaient contrôlées par des cartes magnétiques, et bien sûr il n'en possédait pas. Le Capitaine Durka se baissa et l'attrapa par le col puis le souleva à sa hauteur.

— Vous semblez avoir un bon instinct, Dominar. Vous avez peur, et vous avez raison. Mais cela ne vous sauvera pas. J'adore les Hynériens et je vais bien m'amuser avec vous, je vous le promets.

Tandis que Rygel le regardait, affolé, sa respiration s'accélérant, Durka rajouta.

— Cependant, ne vous inquiétez pas. Mes supérieurs m'interdisent de vous tuer. Bien qu'ils aient été contrariés par vos exploits de la veille, un Dominar est un prisonnier à garder en vie à ce qu'il semble. Aussi, je vous garderez en vie quelques temps, jusqu'à que cette idée stupide leur passe. Mais, quoi qu'il en soit… Ne vous faites pas d'illusions, vous ne sortirez jamais vivant de ce vaisseau.

Sur ces paroles, Durka revint sur ses pas et se dirigea vers une grande table, au milieu de la pièce, le Dominar se balançant au bout de son bras. Rygel avait remarqué cette table, de bonne facture, quand il avait pénétré dans la pièce. Cependant, il n'avait pas fait attention au sac de tissus qui y était posé. Durka se saisit de ce sac, qui ressemblait un peu à ceux dans lequel on rangeait les Cubes de rationnement. Il jeta l'Hynérien à l'intérieur. Alors que celui-ci se débattait et criait, il condamna le sac en serrant avec ses mains, fermement. Puis, il éclata de rire et, pour finir, il le traina dans une autre pièce, cognant parfois le sac contre les murs adjacents. Il ne le frappait pas forts mais cela suffisait à renforcer la terreur du Dominar. Enfin, il ouvrit le sac et s'empara de son prisonnier. Durka plongea Rygel, terrorisé, au fond d'une cage minuscule, puis la referma. Le Dominar, complètement terrifié, regardait son agresseur avec des yeux ronds. Qu'allait-il advenir de lui ? Quelle Frell le destin lui jouait-il pour le mettre sur le chemin d'un psychopathe pareil ? Durka s'avança vers son prisonnier. Lentement, il approcha sa main vers l'Hynérien, le faisant reculer d'effroi. La terreur qui saisissait Rygel était telle qu'il avait l'impression que son cœur allait exploser. Puis, Durka saisi l'amulette royale qu'il portait à son cou et qu'il avait hérité de son propre père, Rygel le XVème. Durka l'arracha et la ramena vers lui. Ce geste eut un impact considérable sur l'Hynérien et Durka le savait. Ce médaillon était la dernière chose qui rappelait encore qu'il avait été un Dominar. À présent, il n'avait plus rien. En quelques jours, il avait réellement tout perdu, son royaume, ses connaissances, ses effets les plus précieux. Et à présent, il allait perdre toute confiance. Et la peur allait l'envahir à jamais.

— Je suis très déçu, ricana-t-il. D'une certaine façon je m'attendais à ce qu'un Dominar d'Hyneria soit plus ... dominant…

Le Dominar voulu répondre, mais rien ne sortit de sa bouche. Il ne trouvait rien à dire pour répondre à ça. Il avait trop peur. Il était réellement paralysé. Durka grinça des dents de fureur. Devant une victime si vulnérable, il semblait emplit d'une violence inouïe. Il serra le poing et frappa violement la petite créature au visage. Celle-ci fut projetée en arrière à cause du choc. Immédiatement, le Dominar sombra dans l'inconscience. Le Pacificateur aimait beaucoup violenter ses prisonniers. Sa dureté avait causé son prestige après tout, et les Pacificateurs se devaient d'imposer la terreur, surtout aux prisonniers. Mais pour la première fois, un d'entre eux lui donnait une impression de puissance incommensurable. Il se sentait si fort. Cette faiblesse, cette terreur. C'était si bon. Oui, Durka adorait les Hynériens.

— Non, confirma Durka. Vraiment pas dominant…



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