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Une Saga de BelXander et Loïc Solaris.



LES HÉROS DE LA FORCE


Première Partie


Le Lien qui Nous Unit



Chapitre 1


Je m’appelle Loïc Solaris. Je suis un Chevalier Jedi. La Force est mon alliée la plus puissante. Aujourd’hui, vingt-trois ans après la Bataille de Yavin, la République n’a plus d’ennemis. De nombreux évènements se sont produits pour aboutir à une paix stable : la Guerre des Clones, la Guerre Civile Galactique, les Vestiges de l’Empire et les Yevethas… sans oublier les menaces toujours plus puissantes du côté obscur de la Force : les Sith et les Jedi Noirs

J’ai survécu à ces épreuves grâce à l’amitié qui me liait à un autre adepte de la Force. En réalité, plus que l’amitié, c’est la Force elle-même qui nous réunissait.


An 24 avant la Bataille de Yavin :


Les sabres crépitaient et illuminaient de lumières vertes et bleues l’intérieur de la grande cabane. Je reculais de quelques pas pour me mettre en position de défense : les jambes légèrement fléchies et le sabre juste au-dessus de ma tête, la lame bleue dirigée vers le sol. De la sueur coulait sur mon front, signe de la fatigue malgré la Force qui me soutenait : cela faisait trois heures que je combattais à l’intérieur de la maison de bois.

C’était un bâtiment assez grand qui aurait pu accueillir un chasseur stellaire. Il avait été loué pour nos vacances à moi et à l'ami qui m'accompagnait. Le sol était couvert de feuilles vertes finement entrelacées venant des grands arbres Wroshyr de Kashyyyk. Les murs avaient été fabriqués avec des planches de bois placées horizontalement l’une par-dessus l’autre. On voyait nettement la démarcation entre chaque planche, bien que les wookies aient tenté de les minimiser avec de la résine. Le toit, plat, était fait lui aussi de grandes feuilles vertes et de quelques planches brunes qui servaient de poutres.

L’unique pièce était quasiment vide : seuls deux lits fabriqués à la va-vite étaient placés dans un coin de la salle. L’un était deux fois plus grand que l’autre et était fait de feuilles brunes au lieu des mêmes feuilles vertes du second lit. Deux sacs à dos avaient été placés devant l’entrée d'un ascenseur au mécanisme presque primitif. Celui-ci permettait de descendre ou de monter vers les plates-formes inférieures et supérieures du village. Le reste de la place me permettait d’affronter mon adversaire et d’utiliser mon potentiel au maximum sans risquer de faire des dégâts matériels.

J’attendais une attaque qui aurait pu me fournir une ouverture mais elle ne vint pas : mon adversaire savait se battre au sabre laser. Il ne prenait pas de risque inutile. Je pris une profonde respiration, fermai les yeux un court instant puis attaquai en tournoyant de droite à gauche. Je fis quatre tours sur moi-même, faisant virevolter le sabre laser autour de moi, avant d’être à portée de mon ennemi. Malgré sa haute taille et sa masse, bien supérieures aux miennes, la créature esquiva facilement d’un saut périlleux vers ma droite. Il retomba sur ses pieds velus sans un bruit et fit un pas chassé sur sa gauche. Cela le positionna de façon à ce que mon flanc droit soit une cible idéale. Utilisant la Force qui m’entourait, je poussai le guerrier pour le déséquilibrer et il dut poser son genou droit à terre. Je frappai d’un coup de haut en bas mais il para à la vitesse d’un Maître des arts Jedi, ce qui était logique puisqu’il était mon Maître. Le natif de Kashyyyk riposta en invoquant la Force, avec une puissance que je n’avais pas encore réussie à atteindre. Je fus fortement repoussé contre le mur en bois de la cabane. Il ne résista pas et je fus projeté dans le vide. Je vis les grands arbres de la planète tout en tombant de plusieurs mètres. Je tentai de rester calme et j’employai la Force pour ralentir du mieux que possible ma chute. Je perçus à travers elle mon maître : il avait sauté dès que j’avais traversé le mur. Il agrippa une branche, se laissa tomber comme une pierre avant de rattraper une autre branche. Avec son élan, il s’élança sur une petite plate-forme en contrebas, celle-là même où j’allais m’écraser. Il me rattrapa dans ses bras poilus et me reposa doucement à terre. Il avait fait ça avec une grâce surnaturelle pour un wookie. Il avait dû réussir le rite de passage, celui qui caractérisait le passage de l’adolescence à l’âge adulte, assez facilement. J’entendis son rire de wookie qui me plaisait tant.

— Vas-y rigole, espèce de boule de poil surexcitée.

Contrairement aux règles du code Jedi, mon Maître et moi avions une relation de fidèles amis et nous nous lancions souvent des injures amicales. Le code ne le permettait pas car un Maître étant supérieur à un Padawan, celui-ci se devait de lui être respectueux.

— J’ai perdu mon sabre, je crois…

En effet, lorsque j’avais traversé le mur, mon sabre, qui n’était pas le mien mais celui du wookie, m'avait glissé des mains et il avait dû tomber dans les profondeurs de la forêt. Une fois encore, mon maître se moqua de moi. Il me tendit son sabre : il l’avait récupéré en même temps qu’il effectuait ses acrobaties.

Le wookie grogna, et comme je ne comprenais pas toujours tout ce qu’il disait, il m’envoya des images grâce à la Force. Je compris qu’il me félicitait du combat et que j’étais prêt.

— Prêt ? Êtes-vous sûr, mon Maître ?

Lorsqu’une conversation très sérieuse s’engageait entre nous, l’instinct me faisait reprendre une marque de respect dans mes paroles. Je comprenais de quoi il parlait, mais cela ne faisait que cinq ans que j’étais son padawan. D’habitude, la majorité des padawan passait les Épreuves après leur vingtième année, en ce qui concerne les humains en tout cas. Âge que je n’avais pas encore atteint.

Mon ami me répondit par l’affirmative, il avait une grande confiance en mes capacités. Il est vrai que la formation que je suivais depuis mes deux ans était quelque peu originale. Lorsque je fus conduis au Temple Jedi sur Coruscant, je fus l’élève du Grand Maître Yoda, comme tous les apprentis Jedi d’ailleurs. Lorsque j’eus sept ans, un Jedi nommé Dooku m’emmena. Il était spécialisé dans les anciens arts Jedi et il faisait quelques cours d’histoire aux apprentis qui étaient intéressés. Comme j’étais de loin le plus assidu, il me prit sous son aile, m’accordant de ce fait un honneur particulier. Mais un jour, il partit sans dire un mot. Il m’abandonna. Comme j’avais dix ans, j’étais trop vieux pour revenir auprès de Yoda. Ainsi, Mace Windu me prit à sa charge. Il m’enseigna les bases de l’art du combat de la Forme 7, que j’alliais avec les mouvements que Dooku m’avait appris. Cela me permit d’obtenir un style de combat propre à moi-même, à ma personnalité et à mon éducation. Cependant, jamais il ne voulut faire de moi un expert en cette forme de combat, qu’il qualifiait de dangereuse. Trois ans plus tard, Rocka, mon maître actuel, me choisit comme disciple padawan. Il m’enseignait la sagesse que lui-même avait reçue de Maître Yoda. C’est grâce à lui que j’appris surtout à respecter la nature et l’existence de chaque chose. M’emmener sur des planètes comme Kashyyyk me donnait une meilleure vision de la galaxie, une vision que les jedi restant sur Coruscant, ou d’autres planètes trop urbanisées, n’auront quasiment jamais…

Aujourd’hui, après cinq ans de formation, il me savait capable de réussir les Épreuves. Je l’en remerciais d’un signe de tête, mais je ne pris pas son sabre. Il fallait que je m’en construise un dorénavant. Tout en me replongeant dans mes pensées, je me dirigeai vers la cabane, pour prendre mon sac, suivi du wookie.

Cinq ans auparavant, je devais déjà construire mon sabre laser, mais je n’arrivais pas à me décider sur sa forme ou le type de sabre. J’étais influencé par le style de Dooku et celui de Windu. J’avais le choix d’un sabre courbé pour le style ancien ou un sabre électrum qui donnait des couleurs originales. Finalement, lorsque Rocka devint mon Maître, je n’avais toujours pas construit mon sabre laser. Le wookie me donna le sien, le premier qu’il avait construit, son sabre qu’il qualifiait de « sabre pour padawan ». Il m’avait raconté qu’à une certaine époque, les padawan se devaient d’avoir un sabre laser de couleur bleue. Puis, lorsqu’ils passaient chevalier jedi, il se devait d’être vert. Cette coutume avait disparu depuis bien longtemps, mais Rocka aimait bien reprendre d’anciennes règles perdues.

Je venais d’arriver devant mon sac, d’un vert vif, trop vif. Je le pris, le mis sur mon dos, puis me dirigeai vers l’ascenseur. J’appuyai sur le bouton d’appel. Rocka se plaça sur ma droite. Je regardai le sol.

En tout mon maitre avait trois sabres laser : le premier était un sabre à cristaux simple, la lame étant bleue. Il l’avait fabriqué en devenant un padawan il y avait déjà plus de cent cinquante ans de cela. Le deuxième était un sabre plus complexe. Une lame pouvait être activée de chaque côté du manche. Les deux lames étaient vertes. Le problème de ce sabre, c’est qu’il n’avait pas assez d’énergie pour que les deux lames soient actionnées en même temps. Du moins, jamais je ne l’avais vu le faire en même temps… Son troisième sabre fut construit lorsqu’il devint maître au conseil jedi. Il ne l’utilisait que rarement et il me paraissait simple, à lame unique, de couleur orange. Un jour, il m’avait raconté qu’il avait un quatrième sabre laser, caché quelque part. Je pensais que c’était un sabre très perfectionné qu’il utilisait dans de rares occasions très spéciales. Jamais je ne l’avais vu.

Nous étions revenus à la bâtisse où nous logions lorsque je me rendis compte que bientôt, j’allai devoir choisir mon propre sabre et le construire de mes propres mains. Ce qui n’allait pas être facile.

— [Tu ne m’as pas l’air très réveillé… pourtant on s’est bien activé, non ?] fit Rocka.

— Désolé maître, je pensais à autre chose…

— [Je vois… libère ton esprit.]

— J’essaye maître.

— [Bon, suis-moi.]

Sans un mot de plus, je vis le wookie sortir de la cabane de bois. Je le suivis. À l’extérieur, il me demanda de continuer à le suivre. Alors que je venais d’acquiescer, il se mit à courir sur le chemin fait de planches de bois qui entrecoupaient les arbres. Je le suivis, enfin j’essayais. Il ne lésinait pas sur la vitesse. Alors que je courais, mon esprit s’éloigna…



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Commentaires sur HdlF :

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stef84   le   11/02/2011

super chapitre, ca commence bien.
j'aime bien l'idée d'un wookie jedi :)