L’ascenseur arriva au niveau demandé et s’arrêta accompagné d’un petit signal sonore. Un couloir se présentait à nous, s’étirant en longueur. Les murs étaient de bois recherchés et couverts ça et là de tableau ou de boiseries fines, prouvant la richesse des sociétés de l’étage. Nous nous avançâmes dans le couloir en observant les panneaux indicateurs présents à côté des portes, annonçant le nom de la société qui y avait un bureau. Lorsque nous tombâmes sur Aqua Malastarienne Corporation, arrivés à près de la moitié de ce long couloir faisant la longueur de l’immeuble, nous stoppâmes notre avancée. Ce couloir était très imposant et pourtant peu de personne y circulait. Ces bureaux ne devaient pas avoir beaucoup de visiteurs. Pourtant, lorsque nous nous avançâmes vers la porte, celle-ci coulissa d’elle-même, nous surprenant.

Un Gran, accompagné d’un Twi’Lek, nous heurtâmes presque. Ces deux individus sortirent de la pièce assez précipitamment. Sans excuse aucune, ces deux là s’en allèrent chacun de leur côté, d’un air des plus insatisfait. Nous retournant, Loïc et moi nous retrouvâmes cette fois face à une charmante Twi’Lek à la peau violette. Celle-ci nous souriait et s’approcha un peu en nous faisant signe de rentrer à l’intérieur, ce que nous fîmes.

Alors que je m’attendais à un simple bureau, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis une vaste salle d’attente, qui ne devait pas servir tous les jours, puis plusieurs portes. Deux d’entre elles étaient ouvertes, l’une données sur des toilettes et l’autre sur une vaste salle. La twi’lek nous y précéda. Cette pièce était bien trop grande pour être un bureau et pourtant, s’en était un. La gracile silhouette violette alla s’asseoir à son fauteuil, qui avait l’air des plus confortable.

— Je vous en pris, asseyez-vous, déclara-t-elle en nous montrant deux beaux fauteuils et visiblement contente du petit effet de surprise qui s’était installé sur nos têtes. J’ai ici accès à des moniteurs de contrôles, et lorsque je m’assurais que mes deux clients s’en allaient sans faire de grabuge, je vous y ai aperçu. C’est bien à une responsable de l’Aqua Malastarienne Corporation que vous voulez parler, jedi ?

Elle nous avait donc reconnus, ce qui n’était pas vraiment surprenant étant donné notre toge. Mais malgré sa fraîcheur et confiance apparente, je percevais une tension inhabituelle pour une simple rencontre de courtoisie. S’attendait-elle à autre chose ?

— C’est exact, me devança Loïc. Nous voulions parler à un ou une responsable de l’AMC.

— Je vois… Et pourquoi cela ?

— Nous avons quelques questions à poser, c’est tout, dis-je en prenant le relais.

— Bien sur, clama-t-elle en tournant sa tête vers moi et me lança un regarde bien plus dur que son sourire ne laissait paraître.

— Nous souhaitons savoir ce que cette société fait exactement ? demandais-je commençant par une question basique et d’ordre générale.

La Twi’lek nous baratina sur l’importance de cette société sur cette planète pour permettre à l’eau de conserver sa qualité, empêcher les usines de polluer d’avantage, exporter l’eau vers d’autres planètes si c’était nécessaire, etc. Ce dernier point me sembla crucial.

— Je vois. C’est une société assez importante alors ?

— Bien sur. L’AMC est l’une des sociétés les plus influente, puissante et prospère de cette planète. Mais pourquoi vous intéressez-vous à elle ?

— Cela n’a pas d’importance. C’est nous qui posons les questions.

— Très bien, répliqua la twi’lek en faisant un mouvement de tête désinvolte qui fit onduler ses lekkus.

— Pouvez-vous nous dire si cette société existe sur d’autres planètes ?

— Non. Je ne pense pas.

— Comment cela ? fit Loïc.

— Et bien, l’AMC est seulement malastarienne et n’existe donc que sur Malastare. Néanmoins, il est tout à fait possible, je l’espère, que des sociétés comme celle-ci existent sur diverses planètes. Mais si c’est le cas, elles n’ont aucun lien avec l’AMC.

— D’accord. L’AMC fait-elle des recherches portant sur d’autres motivations que la pureté de l’eau.

— Je ne vois pas ce que vous voulez dire, dit la représentante de l’AMC de Millingar.

— L’AMC ne fait-elle que du traitement d’eaux usagers ou a-t-elle d’autres fonctions ?

— Non, elle ne fait que du traitement des eaux. Pendant un temps, elle a fait de la recherche, pour développer un produit qui détruirait les pollutions dans les zones d’eaux, comme les lacs ou les nappes phréatiques. Mais ça n’a jamais était concluant.

Cette twi’lek savait ce qu’elle faisait. Ou au moins en avait l’air. Elle n’avait donnée pour l’instant que des éléments qui ne nous servaient pas, mais les vraies questions arrivaient.

— L’AMC est-elle liée à d’autres organismes ou sociétés, demanda Loïc comprenant que le moment d’attaquer était venu.

— Non. Pourquoi le serait-elle ? répondit-elle.

— Pour des sponsors, des partenariats, des contrats publicitaires ou commerciaux, ce genre de choses. Ne me dites pas que cette société est isolée du monde.

— Non, bien sûr que non. Elle a peut-être un ou deux contrats publicitaires, mais je ne sais pas avec qui.

— Bien. Et l’AMC est-elle liée ou a-t-elle eu et entretient-elle toujours des rapports avec une société nommée Oceano Alguero Aan ? demandais-je.

— Non, je ne crois pas. Sachez toutefois que je ne connais pas toutes les actions de cette société. Il vous faudrait pour ça allait dans la capitale y rencontrer le directeur.

Comme c’était pratique, pensais-je.

— Et enfin, une dernière question, avant de vous laissez reprendre votre travail.

— Oui ?

— Connaissez-vous une société nommée Atomorphée ?

— Non.

Bien qu’elle répondit non, je sentais très clairement qu’elle mentait. La Force nous indiquait à Loïc et à moi que la twi’lek avait été surpris d’entendre ce nom. Peut-être n’était-elle pas en effet au cœur du complot, mais elle en connaissait tout de même un sacré morceau. Beaucoup plus que ce qu’elle voulait bien nous dire. Mais nous ne pouvions pas vraiment l’agresser ou la questionner plus avant. Elle ne nous dirait rien de cette manière. Nous nous y prîmes donc différemment.

— Dites ce que vous savez réellement sur l’OAA et quels liens entretient-elle réellement avec l’AMC ? demandais-je en appuyant mes paroles de la Force. Après un temps d’hésitation et de confusion, la twi’lek répondit :

— Mais je vous ai dit ce que je savais, la vérité qui plus est. Cette société l’OAA, n’a aucun lien avec nous. Donc je ne sais absolument rien sur cette société. Et en quoi cela concerne les jedi ? Voue ne m’avez pas répondu pourquoi vous faites ces recherches ?

— C’est une enquête.

— Bien sur, je m’en doute, fit-elle d’un ton cassant. Mais sur quoi ? Des fraudes fiscales ? continua-t-elle en se moquant et souriant.

— En partie, répondit Loïc en gardant un regard énigmatique et en essayant de troubler cette twi’lek qui résistait plutôt bien à la persuasion.

— Bien. Je vous ai fait part de mes connaissances en la matière et si vous n’avez plus de question, j’ai encore beaucoup de travail.

Elle avait clairement l’intention de nous faire partir et sachant qu’on ne pourrait rien en tirer de plus, nous prîmes donc congés et quittâmes le bâtiment. Il nous restait encore quelques heures avant le déjeuner. Assez pour nous rendre à la capitale.




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