Nous arrivâmes sur Ryloth. Nous étions sortis sur l’un des flancs du majestueux vaisseau de transport. Celui-ci était amarré derrière d’autre appareil du même type, le long d’une grande artère faites spécialement pour le débarquement. De l’autre côté d’un muret on pouvait apercevoir la multitude de gens qui s’empressaient de monter dans d’autres vaisseaux, en partance eux. Ces deux grandes voies permettaient un départ et une arrivée très rapide. Ce système avait cours sur beaucoup de monde, dont Coruscant.

Les quais étaient en périphérie de la capitale commerciale de la planète, Kala'uun. On devait accéder à cette ville par un énorme tunnel creusé dans la roche et par lequel tous types de vaisseaux pouvaient passer. La surface étant largement invivable pour cause de tempêtes très violentes les Twi’Leks avaient du construire toutes leurs villes sous la terre. Et bien que cela paraisse assez impressionnant lorsque l’on en entendant parler, ça l’était encore plus lorsqu’on pouvait voir Kala'uun. En effet, cette ville était tout simplement gigantesque. Son spatioport commercial pouvait accueillir près d’une centaine de vaisseaux cargos. Et la cité était à la hauteur de son spatioport. Elle n’avait rien à envier à Corellia.

La ville était bâtie dans une énorme grotte, agrandie artificiellement bien sur, et de très nombreux et impressionnant buildings poussaient du sol comme pour essayer de toucher les quelques stalactites géantes du plafond. Bien que cette cité soit construite à même la grotte, il était très dur de voir le sol rocheux et encore plus d’aller le toucher. Comme pour Coruscant ou les grandes villes de Corellia à Nar Shadaa, les riches habitaient dans les hauteurs. Les étages les plus bas étaient les plus miteux et les plus dangereux. La vie était possible grâce à d’ingénieux et très puissant système d’aération. De plus, les Twi’Leks avaient quand même profités des tempêtes en installant des éoliennes et des turbines pour capter le vent et le transformer en énergie.

Après avoir parcouru presque deux kilomètres parmi la foule, nous pûmes enfin apercevoir des moyens de transport pour nous rendre en ville. Les speedo-bus et taxis furent très vite envahis. Par chance, un dug nous emmena. Il se joignit à la circulation alors que je lui indiquais notre destination. Le speeder, très rapide, fendait les airs sans mal. Nous descendîmes sur la grande place de Kala'uun, devant le bâtiment principal du clan maître de la ville. Nous nous rendîmes alors dans un des bars ouverts tôt le matin pour mettre au point un plan.

— Bon, cette fois je propose qu’on manœuvre autrement, fis-je.

— Ah ! Et que proposes-tu ?

— Nous allons nous séparer. Pendant que tu chercheras à rencontrer ce Kirzan, et je pense que tu as peu de chance que ça aboutisse, moi je me rendrais discrètement dans leurs locaux pour fouiner.

— Je vois. Tu en as marre qu’on soit manipulé et que la plupart des infos nous soit cachés ?

— Exactement. Je veux avoir des réponses.

— Ça me va, fit Loic en finissant de siroter son Fizzy-Glug, une boisson rafraîchissante et au goût assez étrange.

En sortant du bar, nous nous séparâmes donc. Il partit tout de suite de son côté, pour qu’on ne soit pas vu ensemble près des bureaux de la Kirzan Transporter. On ne pouvait pas savoir à quel point ils étaient méfiants.

Je pris de suite un taxi qui me conduisit près de l’immeuble où était installé le siège de la société de transport. Je devais m’infiltrer, prendre le maximum d’information et ressortir sans me faire prendre. Il fallait donc que je trouve une combine. En traînant autour de l’immeuble, j’aperçus des Twi’lek, des Grans et des humains qui s’occupaient des déchets et du nettoyage. Alors qu’un homme se dirigeait seul vers moi, j’utilisai la Force pour le faire venir dans un coin de la rue, où personne ne pouvait nous voir. Là, je l’assommais. J’étais désolé pour lui et je savais bien que ce n’était pas très respectueux des règles. Mais il fallait résoudre cette enquête et je devais pouvoir pénétrer les bureaux à mon envie et sans rencontrer de résistance. Quel meilleur moyen que de se déguiser en homme d’entretien ?

J’évitai les autres éboueurs et pénétrai dans l’étage par une porte de secours. Je pus croiser quelques personnes sans les inquiéter, preuve que mon habit d’emprunt fonctionnait à merveille. Il fallait maintenant que je me dirige vers les bureaux en espérant que les ordinateurs seraient connectés entre eux. Car je pensais bien que les données importantes étaient dans les entrailles de l’ordinateur de ce Kirzan, et sans cela je n’aurais pas moyen d’accéder à ces informations.

Arrivé dans un couloir bien illuminé et très bien entretenu, je pus me rendre compte que c’était ici que le bureau de Kirzan se trouvait. Alors que je passais devant la porte de son bureau, celle-ci s’ouvrit. Je ralentis alors ma marche et fis comme si des déchets traînaient parterre. Un Twi’Lek de couleur bleu passa rapidement près de moi un air mauvais inscrit sur le visage. Deux femmes twi’leks à la silhouette très féminine le suivaient à distance, l’air chagriné.

Une fois qu’ils eurent disparus au détour du couloir, je me rendis devant la porte du bureau de Kirzan. Avec la Force je sondais les alentours. Il n’y avait personne. Le Twi’lek qui était passé à mes côtés devait très certainement être ce Kirzan se rendant sûrement à l’entrevue avec Loïc. C’était là ma chance.

La porte était bien sur verrouillée. Mais avec la Force le verrou magnétique céda. Je me faufilai alors à l’intérieur. C’était un bureau assez moyen, mais rempli de meubles, tentures et autres holo-tableaux impressionnant et très beaux. Cette collection devait valoir son prix.

Je ne m’attardais pas à ce détail et me précipitais devant le bureau. Je branchais alors mon datapad personnel à l’ordinateur. Celui-ci n’avait même pas été éteint. Je pus alors sans problème consulter les données.

C’était vraiment mon jour de chance. Des documents entiers furent transférés sur mon datapad. Je n’avais pas le temps de les consulter un à un dès maintenant. Kirzan pouvait revenir à tout moment. Néanmoins un dossier assez volumineux attira mon attention et mon regard se porta sur un document en particulier. Je l’ouvris.

C’était un schéma de la galaxie. Bien que toutes les planètes n’apparaissent pas, il y’en avait quand même un sacré nombre. Et on pouvait accéder aux données de chacune des planètes. Sur l’une on pouvait ainsi apprendre qu’elle était demandeuse, et sur une autre qu’elle exportait. Et pas n’importe quel produit. Il s’agissait de l’Alcaryll. Je compris sans mal que c’était le nom pour désigner soit le gaz, soit la drogue que produisait ce vaste réseau. Surtout qu’en cliquant sur les différentes planètes on pouvait apprendre tout un tas de trucs des plus intéressants. Ryloth fournissait le ryll ; Manaan, une algue étrange répondant au nom de XXX ; Malastare transformait le tout en produit liquide à injecter ; Toydaria transformait le tout en gaz très puissant ; Ryloth par le biais de Kirzan Transporter permettait à toutes les entreprises impliquées de faire voyager les produits sans problème.

C’était un réseau très élaboré et tout à fait au point. Mais ce document était crucial. Ils mettaient tout le trafic à jour. Même si, malheureusement, l’ayant obtenu de façon illégale il n’allait pas pouvoir être utilisé contre ces sociétés lors d’un procès. Il faudrait pour ça prolonger l’enquête et la laisser aux avocats de la Défense. C’était toutefois bien suffisant pour faire chuter le trafic et l’estime de ces grandes entreprises.

Alors que je m’apercevais que Thyferra était elle aussi impliqué dans le trafic, dans la distribution du produit fini, en particulier, une alarme retentit dans ma tête. La Force me prévenait d’un danger. Je débranchai mon datapad rapidement et le glissai à ma ceinture en me dirigeant vers la porte pour sortir. Trop tard. La porte coulissa dans un bruit et le twi’lek bleu, croisé dans le couloir quelques minutes auparavant, me fit face. Je n’avais pas le temps de bailler aux corneilles. Je me précipitai vers la porte et pris le couloir à toute vitesse en bousculant Kirzan qui protesta mais ne put rien faire pour me retenir. Alors que j’arrivais à l’angle du couloir, je me retournais dans ma course. Je pus voir Kirzan parler dans un comlink. Il devait appeler les gardes. Je n’avais pas de temps à perdre.

Après quelques bifurcations aléatoires je décidais de calmer le jeu. Il fallait que j’arrête de passer devant les gens en courant. Cette situation était bien trop remarquée et suspecte. Je me rendis dans les toilettes et une fois que je fus seul, j’abandonnais les vêtements d’homme d’entretien, pour retrouver les vêtements traditionnels Jedi. Alors je me rendis le plus vite possible dans les couloirs de renseignements et les halls d’accueil ou tout le monde pouvait circuler librement. Ici, je n’avais pu rien à craindre. Je me rendis ensuite dans la rue attenante à l’immeuble pour retrouver ma toge Jedi. Puis, je regagnais le bar du centre ville, lieu convenu de rendez-vous avec Loïc.


Je lui fis part de ma chance et des données que j’avais pu recueillir. Notre dossier sur cette affaire prenait du volume et de l’importance. Il allait pouvoir faire s’écrouler ce réseau. N’ayant pas encore choisi de livrer les informations au Conseil, Loïc et moi décidâmes de continuer. Il nous fallait un dossier en béton. Pour notre première grande enquête, nous voulions un succès total. Alors nous décidâmes de quitter Ryloth pour aller sur la seule planète qui jouait aussi un rôle important et sur laquelle nous n’avions pas encore était. Thyferra.

Avant de quitter le bar bien plus fréquenté qu’au petit matin, nous prîmes un déjeuner conséquent tout en consultant encore une fois les données. Thyferra permettait à l’Alcaryll de voyager sans problème et de passer les contrôles. La drogue était dissimulée parmi des tonnes de bacta et pouvait alors approvisionner toutes les planètes principales importatrices de ce produit régénérant.

Loïc et moi furent choqué de savoir qu’une telle drogue voyageait avec un produit comme le bacta. Ce dernier servait à sauver des vies, alors que la drogue, elle, détruisait la vie. Il fallait mettre un terme à ce trafic le plus vite possible. Après avoir fait un petit rapport sur ce qu’il s’était passé sur Ryloth, nous l’envoyâmes à Aya et Ildara. Elles-mêmes nous avaient déjà envoyé un mail. Je m’empressais de l’ouvrir pour que nous puissions le consulter. Il nous apprenait que leur enquête sur Toydaria avait porté ses fruits. Elles avaient découvert les secrets du gaz mais n’avaient pas le temps de tout nous expliquer. Elles nous expliquaient alors qu’elles avaient dû se rendre sur Gamorr, mais que c’était une erreur. Elles partaient donc sur Thyferra et nous demandaient de les y rejoindre. Elles devaient y arriver dans trois jours. Heureuse coïncidence, nous allions, nous aussi, sur Thyferra. A l’idée de revoir mon Maître, je fus transportais de bonheur. C’était une merveilleuse raison de plus pour me rendre sur la planète du bacta.

Nous nous dirigeâmes alors vers les imposants quais de la ville où nous pûmes réserver une place pour Thyferra sur le vaisseau Etoile Brillante. La charmante hôtesse Twi’Lek ayant accomplie la réservation nous apprit alors que nous serions sur la planète désirée dans deux jours.




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