Je fus découvert sur Aridus, une planète assez chaude où de nombreux humains avaient implanté des colonies depuis longtemps. J'étais seul avec ma mère lorsque je lui fus retiré, c'est tout ce dont j'arrivai à me souvenir. Je fus pris en charge par le Maître Yoda qui instruisait tous les jeunes enfants. Une fois à l'âge où je pus devenir un vrai Padawan je fus choisi par le Maître Eeth Koth. Il m'enseigna beaucoup mais était très réservé. Ce fut un très bon Maître mais il dut me quitter lorsque qu'il fut choisi par le Conseil Jedi pour faire une mission extrêmement périlleuse avec plusieurs autres Jedi. Là, ce fut Ildara qui me prit sous son aile. J'avais déjà beaucoup appris et c'est sans doute pour cela que malgré la jeunesse de la Mirialan, le Conseil accepta qu'elle me prenne pour son premier Disciple Padawan. Nous passâmes alors quatre années excitantes et sans arrêt nous voyagions à travers la galaxie pour régler des conflits, apaiser des esprits belliqueux... Nous liâmes des liens extrêmement forts l'un envers l'autre. Je me confiai à elle comme à une grande sœur et écoutai ses nombreux conseils. Elle était bien différente du silencieux Eeth Koth. Le Zabrak et son ami Saesee Tiin me permirent de connaître un style de combat au sabre très puissant alors qu'Ildara m'apprit un style beaucoup plus harmonieux, fluide et rapide. Ainsi, je pouvais surprendre mes adversaires en changeant ma façon de combattre. Cela fit de moi un parfait bretteur et de nombreux Maîtres me félicitèrent. Ildara était très heureuse d'avoir un padawan comme moi. J'étais son premier apprenti et elle avait eu peur de faire des erreurs et d'échouer dans la formation qu'elle devait m’inculquer. À ses débuts d’ailleurs, elle fut longtemps hésitante. Mais Eeth Koth avait bien commencé ma formation et elle n'eut plus qu'à l'achever. Ce qu'elle fit parfaitement. Cela la rassura et lui permit de gagner de l’expérience pour former un prochain padawan. Mes sentiments de famille envers elle étaient si forts que je n'osais la quitter même si c'était pour faire mon devoir. Et alors que ma première mission en solitaire arriva, je ne pus partir.

De sa douce voix si agréable Ildara m’expliqua:

Alex, sache que j’ai toute confiance en toi. Je sais que tu as peur, mais il ne le faut pas. Un jedi ne doit pas connaître la peur. La Force le guide et grâce à elle, il n’est nullement effrayé.

— Oui, mais…, essayai-je de dire.

— Non. Tu dois faire disparaître tes doutes. La peur peut te mener au Côté Obscur. Après tout ce qu’on a vécu, ça serait dommage d’en arriver là, non ?

Cela me fit sourire. Et Ildara reprit :

— En parfaite harmonie il faut que tu sois pour réaliser cette mission.

— Je crains de la rater.

— Et pourquoi cela ? Voyons, tu es maintenant presque un homme. Tu sais quasiment tout ce qu’il te faut savoir à ton niveau. Bien sûr, un jedi apprend tous les jours et ne peut jamais réellement prétendre tout connaître, mais tu n’es plus un padawan. Ou tu dois commencer à ne plus l’être ni te considérer comme tel.

Ses paroles commençaient à me réconforter. Elle avait raison. Mais Ildara ne s’arrêta pas là, continuant :

Repense à nos dernières missions. Repense plus particulièrement à tes actions. Tu as agi comme un véritable Jedi aurait agi. Tu n’as plus besoin que je sois derrière toi, tu peux agir de ton propre chef. Tu l’as d’ailleurs déjà fait pour venir me tirer d’un bien mauvais pas sur Ord Mantell. Tu es assez doué pour faire un parfait jedi, j’en suis persuadé. Avec les enseignements que tu as reçu des Maîtres Yoda, Eeth Koth et moi-même, tu faisais un padawan accompli et tu seras un jedi extrêmement doué. Tu as réussis l’Épreuve sans le moindre problème.

— Oui, mais vous étiez à mes côtés.

— Mais je n’ai pas agi. Ce sont tes actions et ton propre plan qui ont permis l’accomplissement de cette opération et qui a sauvé la vie des otages. Je ne pourrais pas être là à chaque fois. Et n’oublie pas que tu m’as même sauvé la vie à trois reprises par le passé en plus d’Ord Mantell.

— Ce n’était rien. Vous, vous l’avez fait tant de fois, protestai-je.

— Quand tu étais bien plus jeune, en effet. Mais tu ne possédais pas encore toutes tes compétences. Il ne faut pas que tu te rabaisses. Si tu ne crois pas en quelque chose, ce quelque chose ne se réalisera pas.

C’était étrangement une phrase un peu semblable que Yoda aimait bien dire.

— D’accord, fis-je.

— Tu sais, je ne devrais pas te le dire, déclara la Mirialan en me regardant tendrement, mais je t’aime. C’est comme ça. Je me suis attachée à toi et je sais que je ne l’aurais pas dû. Je sais que tu me considères plus comme une grande sœur que comme ton Maître et même si je ne le fais pas souvent paraître, tu es pour moi comme un petit frère.

— Vraiment ? m’étonnai-je, ému.

— Bien sûr. Et c’est pourquoi j’ai toujours veillé sur toi. Mais maintenant il faut que tu passes à l’action tout seul. Que tu quittes le nid, comme on dit. Tu dois prouver au Conseil et à moi-même que tu es digne de tous les espoirs que nous avons placé en toi. Tu dois leur montrer que tu es dorénavant un véritable Jedi et non plus un padawan. Et pour cela, tu as une seule chose à faire. Réussir ta mission. Je suis persuadée que tu vas y arriver.

Les dires d’Ildara m’avaient profondément touché. Elle tenait à moi comme je tenais à elle. J’aurais dû m’en apercevoir plus tôt. C’était pourtant assez flagrant en y repensant. Et elle avait toute confiance en moi. Cela renforça mon esprit et fit disparaître mes doutes. J’allais y arriver. J’allais mener ma mission à bien ou tout faire pour y parvenir.

Avant de partir, Ildara reprit :

— Mais fait quand même attention à toi. Reste prudent et ai confiance en la Force.

— Bien sûr, Maître, répondis-je. Je vous promets de réussir ma mission.

— Que la Force soit avec toi.

— Que la Force soit avec vous, rétorquai-je avant de me détourner pour quitter le Temple Jedi.

Je me rendis alors à un spatioport civil sous le contrôle des autorités jedi pour prendre un petit chasseur. C'était un nouveau modèle, un oiseau de proie, assez fragile au premier abord mais très rapide et maniable. Je pourrais ainsi passer inaperçu là où je devais me rendre. Un chasseur jedi Delta-7 aurait tout de suite permis une identification.

Je quittai alors Coruscant, la planète qui ne dort jamais.


Je fis de nombreuses recherches. Je voyageais de planète en planète dans l’espoir de trouver quelques indices de la présence du criminel que je recherchais. Mais il avait extrêmement bien dissimulé son passage car je ne trouvais rien. Personne ne le connaissait ou alors ils ne savaient pas où il était. Je savais qu’ils ne mentaient pas grâce à la Force. Au fur et à mesure que les semaines passèrent mon espoir de voir ma mission réussir diminua. Je n’aurais pas cru que trouver un criminel reconnu fut aussi compliqué, bien que la galaxie soit gigantesque.

Après plus de trois mois de recherches infructueuses je découvris enfin une piste. Le quarren, Boder Soctus, que je m’évertuais à trouver, devait être caché sur la planète Klatooine dans l’Espace Hutt. Je m’y rendis sans plus attendre. Je voulais retrouver le calme du Temple et revoir mon maître le plus vite possible. Je n’étais pas seul, j’avais pour seul compagnie un droïde astro-mécano, répondant au matricule de R4-D52. Je l’aimais assez car j’avais déjà fait équipe avec lui à plusieurs reprises durant mon apprentissage au côté d’Ildara. Il m'avait été donné par mon premier Maître, Eeth Koth. Et pour un droide, il avait une sorte de caractère et personnalité bien à lui. Malgré tout, bien qu’il soit très utile dans l’espace lors d’escarmouches, il n’avait guère de conversation intéressante.

Je fis le tour des bars mal famés d’une des plus grandes villes de la planète, Klatooa, dans l’espoir d’en apprendre plus sur la localisation exacte de celui que je recherchais. Grâce à la Force, je savais qu’il était dans cette ville et j’avais même pu subtiliser son portrait dans un esprit pendant mes quelques heures de recherches. Alors que je cherchais un hôtel pour dormir et remettre mes recherches au lendemain, j’aperçus un quarren. Il me vit et regarda à ma ceinture. Je n’étais pas resté habillé comme un jedi car pour faire des recherches dans des bars à drogue et autres activités louches, il aurait fallu être fou pour cela. Mais un bout de mon sabre laser dépassait de ma veste, bien visible. L’ayant vu, me quarren déguerpit rapidement et je me lançai immédiatement à sa poursuite. Il courait vite en fondant la foule mais je le suivais de près. Je ne voulais pas qu’il s’échappe. Je priai pour qu’il ne prenne pas un speeder. Je n’aimais guère les poursuites et n’étais pas très habile au pilotage. Mais c’est alors que je m’aperçus qu’il se dirigeait vers un grand bâtiment. Il rentra dedans à une telle vitesse que cela ne pouvait signifier qu’une chose. C’était un piège. Je sondais alors l’immeuble à l’aide de la Force et sentit sans mal une bonne douzaine de personnes, leurs sens en éveil, attendant quelque chose. Ce quelque chose, c’était moi. Mais ils allaient être surpris. Je me dirigeai sur le côté de l’immeuble. Les vitres étaient certainement en plexi-béton et je ne pouvais les briser à l’aide de la Force. Je pris mon sabre et l’activai. Dans la petite ruelle adjacente où j’étais, personne ne me regardait et la lueur bleue de mon sabre n’attira aucun regard. Je sautai alors, propulsé par la Force, jusqu’au troisième étage et y découpai un trou avant de retomber au sol. Je refis un saut pour cette fois-ci pénétrer dans le bâtiment.

Je sentais l’esprit du quarren s’éloigner, il montait. La pièce dans laquelle je me trouvais était en désordre mais vide de toute présence. Je m’approchai alors de la porte et jetai un regard à l’extérieur. La porte principale de l’immeuble donnait sur un très grand hall de forme carré. Des escaliers montaient sur un des cotés puis à l’étage cela recommençait mais du côté opposé. Je voyais à présent les hommes. En fait, ce n’en était pas. C’était des quarrens, des grans, des rodiens, et des klatooniens. Ils s’étaient positionnés stratégiquement, chacun à l’un des quatre coins. Ils occupaient ainsi les trois premiers étages et avaient une vue parfaite sur le hall par lequel j’aurai dû passer. Je sentais de l’énervement et du stress chez eux. Ils se demandaient pourquoi je n’arrivai pas. Il fallait que je monte. Je me concentrai et laissai la Force affluer en moi. Je sortis à une vitesse surhumaine et ne voulant pas tuer, j’assommai d’un coup bien placé l’homme qui me gênait pour accéder à l’escalier. L’homme inconscient, en tombant lourdement, fit du bruit, ce qui avertit les autres de ma présence. La surprise passée, ils ouvrirent le feu sur moi. Je me mis à accélérer pour éviter les traits incandescents. Je tournais en rond en montant tout en détournant les lasers qui me visaient et commençai à rattraper le tueur. J’arrivai enfin sur le toit. Mais trop tard, un chasseur commençait déjà à décoller. Je cherchai alors précipitamment à ma ceinture, dans les différents compartiments, un traceur. Alors que le vaisseau quittait le sol je le trouvai et le lançai sur le chasseur. Le quarren, bien qu’à seulement quelques centimètres du sol, activa les moteurs subluminiques. Leurs souffles, même peu puissant, me firent tomber au sol alors que le vaisseau accéléra.

Je me relevai, lorsque les ondes de la Force entrèrent tout à coup en mouvement, elles, normalement si calmes. Je pris immédiatement mon comlink et entrai en conversation avec 452, mon astro-mécano. Je lui fis comprendre que j’avais besoin de lui assez rapidement. Mais les présences que je ressentais approchaient très vite. Je n’avais pas le choix. Je me concentrai sur la Force tout en activant mon sabre. Alors que les premiers ennemis arrivèrent sur le toit je me mis à attaquer. Ils ne s’y attendaient pas et pensaient que j’allai opter pour une position défensive. Grâce à ce moment de surprise, je pus en tuer trois. Les autres commençaient déjà à se reprendre et à tirer sur moi. Leurs lasers, après un choc contre ma lame d’énergie pure, se retournaient contre eux. Quelques secondes après, s’en était fini. J’avais tué douze êtres vivants comme l’on casse une douzaine d’œufs. Mon chasseur, de forme assez particulière mais d’un état neuf et brillant, arriva. Tandis que je montai à bord, je pus entendre 452 bipper et lire sur un des écrans du cockpit que le petit droide me faisait la morale. Je n’étais guère d’humeur à palabrer et lui répliquai d’un ton assez brusque :

— Ouais, bah c’était eux ou moi !

Puis, je vis que mon traceur fonctionnait parfaitement et que le vieux chasseur de Boder se dirigeait vers les Astéroïdes de Roches. Une fois en orbite haute, je pris la parole.

— 452, tu peux me transmettre les coordonnées pour rejoindre ces Astéroïdes ?

L’astro-mécano opina en cliquetant et me les donna. L’écran où s’affichaient les dires du droide s’effaça peu de temps après pour m’indiquer que nous n’avions pas à nous en faire, notre chasseur avec son hyperpropulseur de classe 1 était très rapide. Grâce à lui j’allais être aux Astéroïdes de Roches avant le taudis de Boder Soctus et je pourrais lui faire une surprise.

— Parfait. Allons-y.



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