Une fois hors d’hyperespace, je me concentrai. Je transmis mes informations au spatioport des Astéroïdes situé sur l’un des plus grands et stables astéroïde de la périphérie. Ils m’indiquèrent qu’ils allaient envoyer des chasseurs pour m’aider à coincer le tueur. Je les remerciai de leur aide et de leur coopération lorsque la Force me signala une perturbation. Je regardai alors vers la droite, et entre l’immense champ de météorites tournoyant et moi, sortit de l’hyperespace un vieux chasseur à une vitesse folle. Les moteurs de ce vieux vaisseau étaient poussés au maximum et n’allaient surement pas tarder à lâcher. Les senseurs de mon chasseur m’indiquèrent qu’il était seulement à quelques kilomètres de ma position et que je pouvais être à porté de tir en quelques minutes. Les autorités du spatioport m’indiquèrent quant à eux que leurs chasseurs étaient encore trop loin pour nous aider. 452 bipa, il me poussait à attaquer. Il était vrai que cet individu avait tué de très nombreuses personnes mais si je me mettais à l’attaquer dans l’espace, il n'y avait que très peu de chances que je puisse le capturer vivant. Néanmoins, mon droïde m’indiqua que Boder pouvait à tout moment repartir dans l’hyperespace et que le traceur que j’avais posé sur la coque ne marchait plus, bien qu'il ne sache pas pourquoi.

Ces raisons me poussèrent à passer à l’attaque. Je n’avais pas passé ces trois derniers mois à sa recherche pour rien. Je ne voulais pas recommencer. Alors que je me lançai à sa poursuite, son chasseur, qui était en train de repartir dans l’espace profond, changea de trajectoire. Ce fou se dirigeait maintenant vers le champ d’astéroïdes dans l’espoir que j’abandonne la poursuite. Il ne devait pas avoir un ordinateur très développé et devait certainement rentrer les coordonnées de trajectoire hyperspatiale à la main. C’était sûrement pour cela qu’il n’avait pas eu le temps de filer en vitesse lumière et que j’étais maintenant en train de me diriger vers le champ d’astéroïdes à sa poursuite. S’il ne l’avait pas fait, mon vaisseau l’aurait rattrapé avant qu’il passe en hyperespace et Boder s’était donc dit que s’il se dirigeait vers le champ d’astéroïdes il avait une chance de fuir. Il ne s’attendait pas à ce que je le suive à l’intérieur même des Astéroïdes de Roches. Il pensait que j’allais lâcher l’affaire.

Mais il me sous-estimait. J’étais un jedi et je n’allais pas le laisser s’enfuir aussi facilement. Enfin, si l’on peut dire que c’est facile de traverser un champ de météores en mouvement. Je n’allais pas laisser partir un tueur, un assassin. 452 fit alors défiler une longue liste de statistiques, quant à la survie dans un champ d’astéroïdes, ou encore combien de chances avions-nous de ne pas rencontrer la trajectoire d’un astéroïde, et j’en passe. Mais je ne regardai pas l’écran. J’étais en pleine concentration. Je laissai la Force m’envahir. Boder venait d’entrer dans le champ et je le suivais de près. Il esquiva habilement trois astéroïdes et je fis de même. Alors qu’il était dans ma ligne de mire j’en profitai pour tirer tout en évitant soigneusement les énormes rochers flottants. Cela en fut trop pour Boder. Il pouvait éviter les astéroïdes mais pas les esquiver tout en tâchant de ne pas se faire tirer dessus. Ces deux actions combinées étaient trop compliqués pour lui et surtout pour son vieux taudis qui lui servait de vaisseau. Mes tirs touchèrent son chasseur et ses boucliers très faibles lâchèrent peu de temps après. Boder Soctus perdit alors le contrôle. Avec de la chance, il évita deux astéroïdes avant de percuter un troisième de plein fouet. Son vaisseau explosa dans une gerbe d’étincelles. 452 me fit signe que le criminel n’avait aucune chance d’avoir survécu. Cela je l’avais deviné mais aussi ressenti. Étant concentré sur le tueur pour le suivre au mieux j’avais aussi ressenti sa mort. Je quittai le champ d’astéroïdes et envoyai un compte rendu de ce qui s’était passé au spatioport de Roches pour qu’il signale à la police galactique que Boder Soctus pouvait être retiré de la liste des criminels les plus recherchés. Puis, je partis en direction de Coruscant. J’avais une grande hâte de revoir mon maître mais étais assez déçu quant au dénouement de mon enquête. Certes, ce malfrat ne pourrait plus jamais faire de mal à qui que ce soit, mais j'avais échoué. Le Conseil Jedi le voulait vivant et non pas en petit morceau sur un astéroïde.


Arrivé enfin au Temple, je me dirigeai immédiatement vers les appartements des jedi. Ce n’était en réalité que des chambres. Les jedi n’accordaient que peu d’importance aux biens matériels. Alors que je sonnai à la porte de la chambre d’Ildara, une Twi’Lek jedi, Aayla Secura, m’expliqua qu’elle avait entendu dire qu’Ildara avait était envoyée en mission depuis maintenant plus d’un mois. Je fus troublé de l’apprendre et j’espérais en savoir plus lors de mon compte-rendu de mission devant le Grand Conseil. Quelques heures après, alors que je me reposais dans ma chambre, un jeune jedi xexto, vint m’informer que je devais passer devant le Conseil. Je me rendis donc dans les hauteurs du grand Temple.

Une fois devant les douze membres du Conseil je leur fis part de ce que j’avais fait. Mes recherches inefficaces, puis lorsque j’avais découvert Boder et ce qu’il s’était passé. Maître Windu prit la parole pour me dire :

— Ce n’est pas grave si ce tueur est mort, jeune jedi. Il nous aurait été certes préférable de le capturer vivant mais étant donné qu’il a fait énormément de mal dans la galaxie, ce n’est pas une grosse perte. Il est mort en voulant fuir la punition de la justice. Je ferais part de ces informations à la Police Galactique et leur remettrais ton rapport.

— Bien, fis-je, en m’inclinant et en commençant à quitter la pièce.

Mais je m’arrêtai quelques mètres devant la porte pour me retourner vers les Maîtres Yoda et Windu et leur demander :

— Je voudrais savoir ce qu’il en est de la mission de mon ancien maître, Ildara Mayaserana. J’ai entendu dire qu’elle était absente depuis déjà un mois.

Maître Windu, après un regard en coin au Maître Yoda, m’informa qu’elle était partie en mission et qu’elle ne devait pas tarder à rentrer.

— Vraiment ? Je suis inquiet à son sujet. Sa mission n’aurait pas dû se prolonger aussi longtemps, répliquai-je.

Saesee Tiin prit alors la parole :

— Elle doit rechercher un membre enlevé par une petite organisation mafieuse de Coruscant. Des missions comme celles-ci qui nécessitent une infiltration élaborée peuvent parfois se prolonger plus qu’on ne le pense.

Il voulait me rassurer mais ça ne réussit pas vraiment. Je commençais à avoir peur que quelque chose fut arrivé à ma "grande sœur".


Le lendemain, je me promenais au hasard des couloirs du très grand Temple Jedi de Coruscant. Et pourtant, bien qu’involontairement, j’arrivai près du turbo-élévateur menant à la salle du Conseil Jedi. Les douze Maîtres en sortirent tout en continuant à discuter et je parvins dans la confusion des sons à distinguer très nettement que la Maître Jedi, Ildara Mayaserana, n’avait toujours pas donnée de nouvelles. Je me dirigeai alors d’un pas plus vif vers les Maîtres qui venaient de citer le nom de mon ancien Maître pour leur demander une explication. Ils m’apprirent que Mayaserana avait disparu depuis maintenant deux mois et n’avait toujours pas reparu.

Dans ma fougue, je déclarai subitement que j’allai partir à sa recherche immédiatement.

— Non ! Tu ne le dois pas, firent les Maîtres voulant m’interdire formellement de me mêler de cela.

— Quelqu’un vient déjà de partir à sa recherche dans le Corridor Ecarlate.

Ils venaient de me livrer une précieuse information et malgré leur refus je me précipitai vers les hangars à speeder. Ildara Mayaserana avait été mon Maître pendant quatre ans et je l’aimais comme une grande sœur bienveillante. Je n’avais plus de Maître depuis que j’avais passé les Épreuves il n’y avait de cela que quatre mois mais elle était encore très proche de moi et le serait à jamais. Je pris un speeder de libre utilisation pour les jedi en mission sur Coruscant et filai au travers de la circulation toujours très dense, vers le Corridor Ecarlate, un quartier des bas fonds de la planète capitale.


Alors que je parvenais enfin à destination je ressentis une chute dans la Force. Cela me sembla étrange. Mais une concentration importante dans la Force se faisait ressentir vers une des grandes rues. Je garai mon speeder et me dirigea vers cette densité inhabituelle la main sur mon sabre. Je n’avais pas eu le temps de me changer et j’étais habillé avec les vêtements traditionnels jedi, la cape en moins, car je l’avais laissée dans le speeder. Un attroupement de personnes était présent et ils se penchaient tous sur quelque chose. À côté de cette foule se trouvaient les restes d’un speeder carbonisé. Alors que j’ordonnais aux gens de ma laisser passer, je m’aperçus que cette forme étrange allongée sur le sol était un humain.

D’après ses vêtements, c’était un jedi. Et d’après les ondes de la Force que je ressentais en sa présence, il était encore en vie, bien que très affaibli sans doute à cause de sa chute ou de son crash si le speeder était à lui. Je repoussais toutes les personnes trop curieuses en leur signalant que j'étais un Jedi et que cet homme avait besoin d'aide. Je me baissai à ses côtés en me concentrant. La seule façon de le sauver été de lui procurer de l'énergie à travers la Force. Je pris sa main, puis en me concentrant j'essayai de faire passer un peu de mon énergie vitale vers son corps. Il fit un soubresaut mais ne se réveilla pas. Je rouvris les yeux. Les gens autour de moi m'oppressaient, je leur dis de s'éloigner encore, qu'il me fallait de l'espace mais c'est à ce moment qu'un trouble retentit encore dans la Force. Je n'en revins pas. La Force ne se calmerait-elle jamais ? Puis, je vis quelques personnes agirent de façon étrange. Ils se parlaient et me regardaient mais seulement d'un œil. Il se passait quelque chose. Ils avaient l’air agités.

Tout à coup cinq personnes sortirent des blasters de sous leurs vêtements. Tous les autres gens paniquèrent et commencèrent à fuir. Les trois Grans et les deux humains me visèrent et ouvrirent le feu sans avertissement. Je fus surpris et je n'eu pas le temps d'activer mon sabre et de parer les cinq traits incandescents fusant dans ma direction. Je pris le corps du padawan par-dessus mon épaule en m'aidant de la Force pour pouvoir le porter plus facilement puis l’invoqua encore pour sauter rapidement dans les airs. Lorsque les lasers touchèrent le sol où je me tenais quelques centièmes de secondes plus tôt, j'étais à quelques mètres au-dessus des tireurs. J'atterris derrière une foule, près d'un mur. Je déposai le plus doucement possible mon fardeau malgré l'urgence et pris mon sabre laser. Ceux qui voulaient notre mort, au padawan et à moi-même, se rapprochaient. Ils poussaient la foule pour se frayer un passage. Je pris le temps de me concentrer. La Force afflua en moi. Je sus que le jedi était encore en vie. J'avais reconnu que c'était un padawan, grâce à la tresse qu'il portait près de l'oreille droite et que j'avais encore moi aussi, quelques mois auparavant. Etait-ce lui qu’on avait envoyé pour rechercher Ildara ? C’était tout à fait probable ou une très grosse coïncidence de retrouver un autre jedi au Corridor Ecarlate.

Les cinq personnes qui me poursuivaient me virent et ouvrirent le feu. Cette fois les lasers furent détournés par la lame bleue de mon sabre. Les cinq tireurs se déplacèrent pour avoir de meilleurs angles de tirs. Je ne pouvais pas tenir indéfiniment cette position et les tirs pouvaient blesser des innocents et même le padawan inconscient.

Il fallait que je passe à l'attaque. Que je tue ! Encore. J'utilisai la Force sur les deux hommes puis attaquai un Gran. Les deux autres tireurs continuèrent à me viser. Ils ne voulaient pas perdre de temps à achever un adversaire inconscient. Je tuai les deux autres Grans sans mal. Des curieux arrivèrent et assistèrent à cette tuerie. Je me demandais pourquoi des êtres vivants voulaient regarder d'autres êtres vivants mourir. Mais je n'avais pas le temps de philosopher. Je pris sur mon épaule droite le padawan et courus vers un immeuble par lequel je pourrais remonter vers des quartiers plus sûrs. Je traversais l'immeuble lorsque je sentis encore une perturbation. Un laser me frôla puis d'autres se dirigèrent vers moi. Je les esquivai assez habilement puis déposai ma charge contre un mur pour qu'il soit dans une position assise. Je lui avais transmis presque la moitié de mon énergie en chemin alors que je courais en direction des turbo-élévateurs, mais il ne s'était toujours pas réveillé alors que je commençai à être épuisé.

Je ressortis mon sabre, puis, je le protégeai en empêchant les lasers de parvenir à lui. La Force guidait mes pas et mes mouvements et aucun tir ne passait mais je commençais de plus en plus à ressentir la fatigue. Cette situation n’était pas rassurante. Si des hommes étaient au devant de cette position en embuscade, d'autres arrivaient certainement par derrière pour me couper toute retraite. La seule façon de m'en sortir en parant tous les lasers fusant vers moi était de renforcer ma défense. Il me fallait un autre sabre et ainsi le double de pourcentage de chance de défense. À l'aide de la Force, je fis voler le sabre de la ceinture du padawan jusqu’à ma main gauche tout en l'activant. Sa lame bleue vint rejoindre le ballet qu'effectuait déjà ma propre lame bleue. Heureusement que mon premier maître, Eeth Koth, m'avait obligé à m'entraîner au maniement de deux sabres à la fois, en me disant que tout les Zabrak jedi le faisait. Je pus ainsi renvoyer beaucoup plus de lasers et cela commença à se faire sentir dans les rangs ennemis.

Puis tout à coup, les tireurs battirent en retraite. Ils fuyaient. Je pus me remettre de toutes mes émotions pendant quelques secondes. J'éteignis les deux sabres et je me penchai vers le padawan qui s'était réveillé. Une voix retentit à l'extérieur du bâtiment et avant que je n'eusse le temps de comprendre ce qu'il se passait, le padawan s’écria d'une voix pas très élevée, ce qui était normal au vu de son état :

— Détonateur !

Mais je n'eus pas le temps de me retourner et ce fut le jeune padawan, qui, avec le peu d'énergie qui lui restait utilisa quand même la Force et propulsa le détonateur thermique par la fenêtre d'où il avait été lancé. L'explosion en retentissant, détruisit toute la façade du bâtiment. Je profitai de ce moment de confusion dans les rangs adverses pour reprendre le padawan sur mon épaule et commencer à grimper les marches qui permettaient de rejoindre les hauteurs de la planète et la relative sécurité. Quelques étages plus hauts, l’épuisement me gagna et je ne pus continuer. Je m'arrêtai à un étage qui avait l’air à peu près abandonné et trouvai une salle assez confortable. Je reposai le padawan près d'un mur car il n'y avait aucun lit pour l'allonger. En le regardant plus distinctivement, et sans me faire tirer dessus, je m’aperçus que je le connaissais et qu'il n'était en réalité pas beaucoup plus jeune que moi. Je lui retransmis encore de l'énergie, en allant à la frontière de l'inconscience. Je ne pouvais plus rien faire de plus pour lui et seul un vrai sommeil pouvait le soigner totalement à présent. De plus, j’avais moi aussi bien besoin de recouvrer des forces. Je m'adossai au mur d’en face et fermai les yeux en entrant en transe jedi pour reprendre de l'énergie et évacuer ma fatigue.



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Commentaires sur HdlF :

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Loïc Solaris   le   15/02/2011

Si si ^^ XD.

en nombre de pages on ne peut rien dire on ne sait pas. en nombre de chapitres, il faut imaginer la centaine, facile ^^. 

voyons voir, prenons une moyenne de 4 pages par chapitres (les suivants sont un brin plus long), on arrive a 400 pages.

Whaooo, on en aurait pour 7ans et demi !! mdr. le rythme de parution changera surement d'ici là XD.

Wook   le   15/02/2011

Vous ne répondez pas? ^^

SilSK   le   15/02/2011

Intéressant comme fiction. 

Wook   le   11/02/2011

Un style différent mais agréable également. Combien de pages de prévus?