SG-20









  Saison 1

Episode 1 :



   Page 1    Page 2    Page 3
   Page 4    Page 5    Page 6
   Page 7    Page 8    Page 9
Episode 2 :



   Page 1    Page 2    Page 3
   Page 4    Page 5    Page 6
   Page 7
Episode 3 :



   Page 1    Page 2    Page 3
   Page 4    Page 5    Page 6
   Page 7    Page 8    Page 9
Episode 4 :



   Page 1    Page 2    Page 3
   Page 4    Page 5    Page 6
Episode 5 :



  Page 1   Page 2   Page 3
  Page 4   Page 5   Page 6
  Page 7   Page 8   Page 9
Episode 6 :



  Page 1   Page 2   Page 3
  Page 4   Page 5   Page 6
  Page 7
Episode 7 :



  Page 1   Page 2   Page 3
  Page 4   Page 5   Page 6
  Page 7   Page 8   Page 9
Episode 8 :



  Page 1   Page 2   Page 3
  Page 4   Page 5   Page 6
Episode 9 :



  Page 1   Page 2   Page 3
  Page 4   Page 5   Page 6
  Page 7   Page 8   Page 9

Le chasse-neige roulait depuis plus de quarante minutes quand enfin les français aperçurent des bâtiments. Immédiatement, les terriens identifièrent les constructions comme celles que l’on pouvait trouver sur Terre en 1950. Ce monde était plus développé que la moyenne des mondes visités, et cela ils s’en doutaient depuis qu’ils avaient vu le chasse-neige. Ils en avaient maintenant la confirmation.

— Miravex est un assez petit village. Nous sommes assez reculés par rapport aux grandes villes. Nous avons des ravitaillements toutes les deux semaines. Alors on fait un tour de la région pour distribuer une partie des vivres que l’on récupère aux villages encore plus petits et plus isolés que nous, expliqua Éric en descendant du chasse-neige qui s’arrêta de tourner.

Le silence fit du bien aux oreilles de Frédérick. Les français suivirent leur guide attitré dans le froid et tous rentrèrent dans une assez grande bâtisse qui ressemblait à un hôtel de ville.

— Je vous attends à l’Étoile Scintillante, fit Pete, le conducteur de chasse-neige en quittant le groupe par une porte latérale.

— C’est l’auberge-restaurant où vous pourrez manger un morceau. Pete n’est pas très loquace, expliqua Éric.

— Nous avons un réseau de couloirs et tunnels entre tous les bâtiments de la ville, montra Cynthia en tenant la porte ouverte sur un long couloir. Au bout, c’est l’hôpital. Et derrière nous avons un immeuble d’habitation et enfin l’Étoile Scintillante. Ce système permet à toutes les constructions de rester en contact même lors de tempêtes de neige et surtout cela permet aux habitants de se promener bien au chaud par tous les temps et à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Le système était ingénieux, reconnut intérieurement Frédérick.

— Allons voir le maire, maintenant, fit Éric, en ouvrant la marche.

Tous le suivirent jusqu’à une pièce relativement exigüe où se tenait un homme assez vieux plongé dans la lecture d’un papier, assis derrière un bureau.

— Oui ? C’est pour quoi ? Ah, c’est vous, fit-il alors qu’il relevait la tête de son document. Comment s’est passé la livraison ? Oh ? Mais qui m’avez-vous amené ? demanda-t-il en voyant les cinq terriens.

— La livraison s’est très bien passée. Mais nous avons croisé ces gens-là sur la route en revenant de Hyteral, fit Éric.

— Qui sont-ils ?

— Ils disent venir d’une autre planète.

— Sérieusement ? s’exclama le maire comme ayant du mal à croire à la véracité de ce qui lui venait d’être révélé.

— Oui, fit alors le major Raziel. Nous venons d’une planète appelée la Terre et nous avons traversé le grand anneau de pierre se situant dans la forêt au sud de votre village pour venir jusqu’ici. C’est comme un téléporteur. Lorsque l’on sait s’en servir, il ouvre un vortex permettant de relier deux mondes entre eux.

— Ça alors… Et moi qui ai toujours cru que c’était une vieille relique d’un âge oublié, fit le maire. J’ai faim, s’exclama-t-il d’un coup en se relevant. Allons manger, il se fait tard. Vous m’expliquerez tout en détail pendant qu’on se remplira la panse.


Les cinq français étaient repus. Ils avaient bien mangés, presque trop mangés. Mais le repas qui leur avait été servi avait été tellement bon, qu’ils n’avaient pas pu refuser qu’on les resserve. Jake Wyle, le maire de Miravex, était un homme intelligent et simple à la fois. Il avait l’air de tenir à sa ville et faisait un très bon travail d’après les citoyens. SG-20 avait pu expliquer plus en détail le programme StarGate, donner des indications sur la Terre, comme le climat qu’il y faisait, et avait fini par faire un point sur la situation galactique actuelle.

La salle à manger de l’Étoile Scintillante était noire de monde car tous voulaient voir les étrangers. Tout le monde parlait et cela causait un véritable brouhaha.

— Nous allons devoir rentrer, fit alors le major Raziel. Nous avons communiqué avec notre monde tout à l’heure quand nous étions seuls et nous leur avons dit que nous serions de retour dans quatre heures. Il va bien nous falloir une heure pour retourner à la Porte et ce avec l’aide de votre chasse-neige, monsieur le maire.

— Bien sûr. Je suis d’accord pour que Pete Dufresnes vous raccompagne à la Porte avec son engin. Mais pas ce soir, j’en ai peur.

— Et pourquoi cela ? s’étonna Loïc.

— Nous avons un couvre-feu dans la région. Dès que la nuit tombe et jusqu’à ce que le soleil se relève, il est interdit de sortir. Bien sûr, il n’a pas vraiment à être respecté puisque tous nos bâtiments sont reliés entre eux et donc totalement sûrs. Mais l’extérieur est interdit pendant la nuit.

— Très bien. Mais vous nous avez pas vraiment répondu, appuya Vincent.

— Pour quelle raison avez-vous un couvre-feu ? demanda alors tout simplement Romain.

— À cause de l’Akyini qui rôde dans les parages, fit Éric.

— L’Akyini ? répéta Frédérick, qui ne voyait pas du tout ce que ça pouvait être. Qu’est ce que c’est ? Un animal sauvage particulièrement dangereux ?

— C’est une créature spectrale qui vit non loin de la ville, dans une maison abandonnée et en ruines. Il attaque par moment, expliqua Cynthia.

— Une créature spectrale ? s’étonna Alex.

— Oui, confirma le maire.

— C’est de cela que je parlais quand vous avez expliqué que vous veniez de l’anneau. J’ai toujours cru que cet esprit était sorti de ce portail, déclara le conducteur de chasse-neige.

— Et cette maison est loin du village ? demanda le major.

— À une vingtaine de minutes à pieds, pourquoi ?

— J’aimerais que mon équipe et moi y jetions un coup d’œil, fit le major, après réflexion.

Cette simple phrase sembla causer un grand trouble dans l’assistance. Tout le monde se mit à marmonner et à chuchoter entre eux.

— Mais…, fit le maire, ne sachant que dire. C’est risqué. L’esprit pourrait vous attaquer.

— Je voudrais connaître la nature exacte de cette manifestation.

— Normalement, personne n’a le droit de s’approcher de cette maison, vous savez.

Les cinq français regardèrent le maire. Celui-ci les regarda tous en retour. Ils avaient l’air tellement sérieux et sûr d’eux que Jake craqua :

— Bien. Vous aurez mon autorisation exceptionnelle pour vous rendre sur le site. Mais sachez que personne n’osera vous accompagner. Et si l’Akyini vous attaque, nous ne pourrons rien pour vous.

— Nous savons nous défendre.

— Je n’en doute pas. Toutefois, je vous souhaite bien du courage. Bon, je vais vous laissez vous reposer maintenant et me retirer, fit le maire en se levant.

Les français se relevèrent aussi.

— Passez me voir demain matin pour que je vous explique comment vous rendre au domaine de l’Akyini. Sur ce, bonne soirée.

— Merci, monsieur le maire. À demain, fit Raziel.

Les terriens quittèrent eux aussi la salle commune sous bon nombre de regards curieux, impressionnés et à la fois alarmés. Ils montèrent quelques étages jusqu’à atteindre les chambres qui leur avaient été attribuées et où ils avaient pu entreposer leurs affaires. Ils étaient tous en manque de sommeil et auraient bien aimé dormir. Mais avant cela, il fallait attendre la nouvelle communication du général Hammond qui ne devait pas se faire avant encore 1 heure. Pour faire passer le temps, Frédérick proposa à ses compatriotes de jouer à un jeu de cartes. Ils s’installèrent, prêt à se distraire, mais ils avaient surtout tous hâte de dormir, leur marche dans la neige n’ayant pas été de tout repos.


***




page précédente        page suivante

Commentaires sur SG20 :

Pas encore inscrit ?