SG-20









  Saison 1

Episode 1 :



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Episode 2 :



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Episode 3 :



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Episode 4 :



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Episode 5 :



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Episode 6 :



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Episode 7 :



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Episode 8 :



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Episode 9 :



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Ils avaient quitté la ville depuis plus de cinq minutes maintenant et tous regardaient leur droite avec appréhension. Ils n’avaient pas envie de rater le chemin les menant à leur but. La forêt avait l’air vierge, inexplorée et on aurait dit que l’épaisse neige était là de tout temps. Cela n’allait pas être aisé de trouver un passage parmi ce paysage.

— Tu crois vraiment qu’il existe cet Akyini, alors ? demanda Solaris à Zedar.

— Oui. Pas toi ?

— Je ne sais pas.

— Pourquoi nous auraient-ils menti ? ajouta Necrona.

— Ils ne l’ont peut-être pas fait volontairement.

— Comment ça ? s’étonna Bahamut.

— C’est peut-être une hallucination collective, tenta d’expliquer le capitaine Loïc Solaris.

— Tu ne crois pas aux fantômes ? demanda alors de but en blanc Frédérick à Loïc.

— Je ne sais pas trop. Et toi ?

— Pareil.

— Ah, bah on est bien avancé, fit le capitaine.

— C’est vrai que leur Akyini ressemble à un ectoplasme. Une manifestation métaphysique. Mais je ne pensais pas vraiment que ça existait jusqu’à maintenant, fit le major Raziel en essayant de donner une explication sensée. Après, on est bien obligé d’admettre que des personnes ne disparaissent pas pour rien. Il se trame donc quelque chose.

— En tout cas, sur Terre, il y a bien des témoignages sur des phénomènes semblables à celui-là, leur dit Romain Bahamut.

— Nous ne pourrons savoir la vérité qu’une fois sur place.

— Là ! fit tout à coup Necrona en montrant du doigt une direction sur leur droite. Ça ne serait pas notre chemin ?

Les cinq soldats examinèrent les environs et il s’avéra que cet endroit pouvait bien être la voie qu’il fallait qu’ils prennent. Les arbres étaient assez serrés, les uns sur les autres, sauf pour une sorte de petit chemin en ligne droite large de quatre ou cinq mètres.

— Moi je dis que c’est bien ça, s’exclama Frédérick.

— Je serais tenté de dire la même chose, fit Solaris.

— Ouais. Les arbres laissent un passage trop régulier et linéaire pour que ça soit naturel, déclara Bahamut.

— Qu’est ce qu’on fait alors ? demanda Necrona.

— Bah, on l’essaye. Si dans une demi-heure on a rien vu, on revient sur nos pas et on continue sur la route principale pour tenter notre chance ailleurs.

Les cinq hommes s’avancèrent alors entre les grands arbres. Le froid se fit étrangement plus vif et le vent souffla plus fort. Les français eurent l’impression que la lumière elle-même les fuyait et que l’obscurité dominait le long de ce passage, le soleil étant dissimulé par le feuillage des arbres. Ils en conclurent qu’ils étaient sur la bonne voie.

Après vingt minutes de marches, comme le maire de Miravex l’avait signalé, les terriens aperçurent ce qu’ils cherchaient. Une vieille bâtisse à l’air abandonné.

— On y est, fit Zedar.

Mais sa voix semblait faible et à la fois rauque, sans vie. Les soldats prirent leurs armes par instinct et avancèrent lentement, en formation.

La maison était assez grande. Ce n’était pas une villa, mais presque. Malgré le fait qu’elle soit délabrée, la maison était encore belle. Elle avait un style indéfini, entre le victorien et le baroque terrien. Les murs blancs ne l’étaient plus depuis longtemps et de la mousse et des fougères poussaient ça et là. Les vitres étaient pour la plupart brisées.

— J’ai cru voir quelqu’un derrière un rideau ! s’exclama tout à coup Romain.

— Tu as trop d’imagination, fit Solaris.

— Mais non, je t’assure.

— Ce ne sera qu’un rideau qui a bougé au gré du vent, essaya de calmer Necrona.

— Je crois l’avoir vu moi aussi, fit Frédérick, pas vraiment rassuré.

— N’importe quoi, fit Loïc.

— On entre ? demanda Romain.

— Bien sûr, fit son supérieur.

Et les français avancèrent en direction de la porte d’entrée. Celle-ci était close comme si elle refusait que des visiteurs inopportuns viennent déranger. Mais pourtant, tout un pan de mur sur le coté était écroulé et permettait d’entrer dans la maison sans passer par la porte. C’est par là que les français passèrent pour pénétrer dans la maison à l’abandon.

L’intérieur était en désordre. Des meubles cassés se tenaient ça et là. Quelques livres ouverts étaient étalés, des couverts, des chandeliers et toutes sortes d’objets plus personnels se trouvaient un peu partout sur le sol. La maison était très sombre, aussi les terriens allumèrent leurs torches pour éclairer le fatras qui régnait dans la pièce, qui avait due être un ancien bureau ou une petite bibliothèque.

Les cinq hommes firent le tour de la maison dans un silence quasi religieux. Puis, ils montèrent après s’être assuré que le vieil escalier de bois ne risquait pas de s’effondrer sous eux. Après plus d’une demi-heure de recherche, ils ne trouvèrent rien de suspect et tinrent une petite réunion dans ce qui avait été la salle à manger.

— Je ne vois pas de fantômes, fit Necrona.

— C’est normal, puisque ça n’existe pas, lâcha alors Loïc Solaris.

— Mouais. C’est bizarre, furent les seules paroles de Frédérick.

— Où est l’Akyini ? se demanda Romain.

— Je ne sais pas, répondit Alex Raziel.

— On s’est peut-être trompé de maison, suggéra Vincent en passant sa main dans ses cheveux noirs, plutôt longs.

— Je ne crois pas qu’il y ait tant de maisons abandonnées dans les parages pour qu’on puisse s’être trompés, fit Romain.

— Mais puisque je vous dis que l’Akyini n’existe pas, déclara Loïc. Ce ne sont que des superstitions et des croyances pué…

C’est alors que Loïc Solaris fut projeté à l’autre bout de la pièce.


***




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