SG-20









  Saison 1

Episode 1 :



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Episode 2 :



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Episode 3 :



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Episode 4 :



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Episode 5 :



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Episode 6 :



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Episode 7 :



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Episode 8 :



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Episode 9 :



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Le capitaine Loïc Solaris vola sur plusieurs mètres comme s’il avait été projeté par une onde de choc invisible. Il passa par une porte-fenêtre donnant sur la cour arrière en brisant la vitre et en pulvérisant une bonne partie du chambranle, affaibli avec le temps. Il alla s’échouer en glissant dans la neige au dehors parmi les débris de bois et morceaux de verres.

Une vive lumière orangée apparut devant les quatre terriens restants qui avaient immédiatement brandit leurs armes.

— Arrêtez ou on tire ! scanda Raziel.

Cela ne fit ni chaud ni froid à la forme immatérielle présente dans la pièce qui sembla tourner en donnant un grand coup à un autre membre de SG-20. Le lieutenant Bahamut fut lui aussi éjecté. Il vola à travers la pièce et finit son voyage en défonçant une sorte d’armoire au bois moisi. Les français ouvrirent le feu mais la forme sembla se dissoudre et disparut. Toutefois, un son jaillit pour s’exclamer :

— Partez ! Quittez ce lieu, ou vous mourrez.

Puis, le calme revint. On n’entendait plus que le vent souffler à l’extérieur et s’infiltrer dans la baraque en ruine. Loïc Solaris reparut. Il n’avait rien, à part quelques coupures aux avant-bras. Zedar alla aider Bahamut à se relever.

— Ça va ?

— Ouais, ça ira, répondit Romain.

— Mais qu’est ce que c’était que ça ? voulut savoir Vincent.

— Si seulement je le savais…, fit Raziel.

Ils restèrent prudents et explorèrent à nouveau la bâtisse. Après presque une heure de recherche intensive, ils ne trouvèrent rien d’intéressant et aucun autre évènement étrange ne se reproduisit. Aussi, le major décida qu’il était temps de rentrer en ville faire un rapport au maire de ce qu’il s’était passé.


Leur retour fut grandement salué et tous furent soulagés de les savoir vivants. De belles infirmières prirent immédiatement le capitaine Solaris en charge lorsqu’il fit part de ses blessures. Les français expliquèrent à tout le monde ce qu’il s’était passé. La moitié de Miravex était réunie à l’Étoile Scintillante pour entendre le récit de SG-20, et le maire en faisait bien entendu parti.

— C’est incroyable. C’est un exploit.

— Cela aurait été un exploit de réussir à vous débarrasser de cette chose, le contredit Alex Raziel.

— Vous ne vous rendez pas compte du nombre de gens que l’Akyini a tué.

— Il existe depuis longtemps ? demanda Solaris.

— Le grand-père de mon grand-père racontait déjà des histoires à son sujet. C’est un esprit immortel qui est ici depuis le début des âges, je le crains.

— Mais, pourquoi hante-t-il un lieu qui n’a pourtant pas l’air si vieux ?

— Je ne sais pas. Qui peut le dire. Peut-être qu’avant d’hanter cette demeure, il errait autre part.

— En effet, opina Frédérick. De toute façon, nous verrons ça demain.

— Comment ? s’étonna le maire et la moitié de la foule présente dans la pièce. Vous souhaitez y retourner ?

— Exactement, confirma le major français. Nous devons en savoir plus à son sujet. Pourquoi est-il là ? Que veut-il ? Pourquoi tue-t-il ?

— Mais… Vous allez mourir !

— Il ne nous a pas tués aujourd’hui. Nous sommes plus résistants que vous le pensez.

— C’est insensé.

— C’est de la folie ! renchérit Pete Dufresnes, sortant de son mutisme.

— Vous courez à votre perte, lâcha Cynthia.

— Peut-être, mais si on le ne le fait pas, qui le fera ? Vous voulez encore vivre des décennies avec cette menace à vos portes ?

Des murmures hésitants bien qu’approbateurs se firent entendre dans la salle. Les français étaient peut-être considérés comme des inconscients, mais de braves inconscients. Etait-ce vraiment mieux, qui pouvait le dire ?

La journée se termina plus calmement même si de nombreuses personnes souhaitaient s’entretenir avec les français. La Terre les recontacta et le major Raziel mit le général Hammond au courant de ce qu’il s’était passé.

— C’est étrange, mais je suis bien content que vous soyez revenu sans trop de casse. Soyez prudent. Tout cela ne me dit rien qui vaille, déclara le texan.

— Vous en faites pas, général. On sera sur nos gardes. Sachez qu’on a appris au maire à se servir de la radio et on va lui en laisser une. Comme ça, il pourra toujours vous dire qu’on n’est pas rentrés si on ne revient pas de notre prochaine rencontre avec cet esprit.

— Piètre consolation.

— En effet. Mais c’est mieux que de ne pas avoir de nouvelle du tout. SG-20, terminé.


Les français venaient de terminer leur deuxième petit-déjeuner sur cette planète à l’hospitalité généreuse lorsque Frédérick et Loïc, qui avaient discuté jusque tard dans la nuit de l’Akyini, voulurent voir le maire. Le major se demandait bien pourquoi, ses deux subalternes ne l’ayant pas mis au courant de leurs discussions.

— Je vous écoute, fit le maire de la ville. Que voulez-vous savoir ?

— L’esprit qui se promène la nuit près de la ville et qui tue les vôtres est de quelle couleur ?

— Sombre. Il a une aura ténébreuse, noir comme la suie, d’après les témoignages.

— Je vois, fit Frédérick, pensif.

— Et qu’est ce que ça change ? demanda Romain.

— Ça change que l’esprit qu’on a vu était orange, expliqua Loïc.

— Il change peut-être de couleur selon s’il fait jour ou non.

— C’est une possibilité.

— Que pensez-vous d’autres ?

— Je ne sais pas trop, fit Loïc.

— Moi non plus, avoua Frédérick. Peut-être cette théorie de changement de couleur est correcte. Et peut-être est-il alors moins fort le jour que la nuit, ce qui pourrait expliquer qu’il ne nous ait pas tués. Ou peut-être est-ce totalement différent. Je ne sais pas trop.

— Et vous avez vraiment l’intention d’y retourner pour le découvrir ? demanda Jake.

— En effet. Nous partirons cet après midi, si cela ne vous dérange pas.

— À votre convenance.


***




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