SG-20









  Saison 1

Episode 1 :



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Episode 2 :



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Episode 3 :



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Episode 4 :



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Episode 5 :



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Episode 6 :



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Episode 7 :



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Episode 8 :



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Episode 9 :



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SG-20 ne comprenait plus rien. Il y avait un autre Akyini ? La situation était confuse. Ils avaient besoin d’explications. Ils demandèrent donc à l’esprit de leur en fournir.

— Tout a commencé il y a bien longtemps. Sûrement plusieurs siècles. Je ne me souviens plus trop. Aaaargh ! fit la voix fantomatique comme si le fait de se souvenir le faisait souffrir.

— Ce n’est pas grave si vous ne vous souvenez plus exactement. Dites-nous juste ce qu’il s’est passé, coupa Frédérick en espérant l’empêcher d’entrer de nouveau dans une colère folle.

— J’aimais une belle femme. Je me souviens d’elle comme au premier jour de notre rencontre. C’était une si belle jeune femme. Son souvenir restera en moi pour toujours, malgré ce qu’elle m’a fait. Nous vivions une romance interdite. Elle était de la haute société et je n’étais qu’un scribe, sans talent ni avenir. Toutefois notre amour était réciproque, du moins le croyais-je à l’époque. Nous étions tombés sur de vieux ouvrages oubliés de tous qui parlaient de plans d’existence supérieurs que l’on pouvait atteindre lorsque l’on mourrait en paix. Nous nous promîmes alors de mourir l’un à coté de l’autre et de faire l’Ascension ensemble en nous entre-aidant. Bien sûr, dans nos visions d’avenir, cela devait se produire le plus tard possible, expliqua la forme gris-clair lumineuse. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Ma dulcinée tomba gravement malade. Elle fut rapidement mourante. Aussi, je pris un poison pour l’accompagner dans la mort et pour que nous puissions faire l’Ascension tous les deux en nous soutenant mutuellement.

— Je croyais qu’il était interdit de se suicider pour tenter l’Ascension ?

— Non. Si l’acte est honorable et si l’esprit est préparé, l’Ascension peut se réaliser. À nous deux nous franchîmes bons nombre d’étapes et notre Ascension ne faisait plus aucun doute quand ma chère et tendre m’abandonna. Je l’avais aidé dès qu’elle avait été en difficulté et elle m’avait aidée en retour. Mais une fois arrivé dans la dernière ligne droite, elle m’abandonna à mon sort. Désespéré, j’échouai. Je ne parvins pas à atteindre la lumière alors que je la vis y parvenir. Je fus donc coincé sur cette planète, prisonnier entre deux plans d’existence à tout jamais, et condamné à errer.

Les terriens n’en revinrent pas. C’était une histoire émouvante. Mais il leur manquait une information.

— Nous sommes vraiment désolés pour vous.

— Luntar. Mon nom est Luntar.

— Nous sommes vraiment navrés, Luntar. Mais, vous ne nous avez pas parlé de l’Akyini.

— C’est un second esprit, comme moi. Il est lui aussi coincé ici. Mais contrairement à moi qui me nourrit d’énergie vitale par petite quantité les prélevant aux animaux de la forêt sans leur porter atteinte, lui les attaque et les tue. Ils leur dévorent l’esprit et se nourrit de leur énergie vitale en totalité. Quand il s’attaque à des humains, j’essaye de l’en empêcher.

— Je vois, fit Raziel.

— Mais pourquoi restez-vous là ? demanda alors Romain.

— C’était là où nous habitions ma chère et tendre et moi-même. Bien sûr, ce n’était pas dans cette maison mais dans une plus petite habitation depuis longtemps abattue. C’est ici que nous avons appris comment effectuer l’ascension.

C’est alors qu’un rire se fit entendre. C’était un rire inhumain et mauvais. Une nouvelle forme humanoïde luminescente apparut. Celle-ci n’était pas gris clair mais obscure, presque noire. Elle ressemblait à une ombre pleine de fumée en suspension dans l’air.

— Kuoni ! souffla Luntar.

La forme que Luntar avait appelé Kuoni, le véritable Akyini, s’avança.

— Tu me fais pitié. J’ai écouté ton histoire. Comme c’est touchant. Mais il t’en manque un bout.

— De quoi veux-tu parler ?

— Tu as oublié, bien sûr. Je l’ai effacé de ta mémoire. Tu ne sais pas te protéger convenablement.

— Qu’as tu effacé ? s’énerva Luntar en commençant à devenir orangé.

— Calme-toi, voyons. Tu sais bien que tu ne peux rien contre moi, fit la voix de Kuoni. Je vais te rafraichir la mémoire. Alors que tu aimais ta princesse, toi, pauvre scribe, et qu’elle t’aimait, vous ne saviez pas tous deux qu’elle m’était destinée.

— Non ! Impossible.

— Et pourtant, ricana Kuoni. Et tu ne sais pas le plus beau. Elle n’est pas morte d’une maladie, non. Mais c’est moi qui l’ai empoisonnée. Si je ne pouvais l’avoir, personne ne l’aurait.

— Enfoiré ! fit Luntar, sa forme spectrale étant maintenant orange vif, signe de sa colère.

— Et quand je l’ai découverte morte à tes côtés, mon vieil ennemi, j’ai essayé de te sauver. Je ne voulais pas que tu meures auprès d’elle. Cela faisait trop tragédie romantique. Je ne suis pas parvenu à te ranimer mais ton corps est revenu à la vie pendant quelques minutes. Je suppose que ces minutes ont suffi à t’empêcher d’atteindre l’Ascension.

— Comment as-tu osé ! s’écria Luntar.

— Et j’ai découvert vos ouvrages, continua celui que les villageois appelé l’Akyini, en ignorant l’intervention de Luntar. C’est grâce à eux que j’ai pu moi aussi avoir accès à la vie éternelle.

— Ce n’est pas la vraie vie éternelle, Kuoni. Et tu ne la connaitras jamais ! hurla Luntar en se précipitant vers son adversaire.

Les deux formes se heurtèrent en créant une puissante onde de choc qui projeta les cinq pauvres terriens à terre. Ils assistaient à une lutte à laquelle ils ne pouvaient se mêler. La forme de Kuoni était devenue rougeoyante à présent. On aurait dit que le centre de l’esprit de l’Akyini était fait de magma pur et entouré par une fumée noire comme le charbon. Luntar était quant à lui jaune-orange, comme le soleil terrien et entouré d’une aura lumineuse éblouissante tel le flash d’un appareil photo en bien plus puissant et qu’on airait laissé constamment allumé. Après quelques longues secondes, la forme de Luntar fut éjectée et sembla s’écrouler. Kuoni projeta de terribles éclairs dans sa direction.

Les français ne pouvaient le laisser faire. Il fallait qu’ils interviennent. Mais comment ? Leurs Famas étaient toujours au sol à plusieurs mètres de distance. Ils n’avaient sur eux que leurs armes de poing qui ne serraient guère efficaces et …

Et leur Zat’N’K’Tel. Une arme à décharge qui pourrait sûrement faire quelque chose à la forme spectrale de Kuoni. Comme un seul homme, les cinq militaires ayant eu l’idée au même moment, tous les membres de SG-20 dégainèrent leur Zat. Ils tirèrent une rafale en direction de Kuoni qui ne s’intéressait pas à eux mais à Luntar. Les traits luminescents bleutés jaillirent de l’arme Goa’Uld et heurtèrent Kuoni. Cela le surprit. Les cinq hommes présents dans la maison abandonnée ne savaient pas si cela lui avait vraiment fait mal, mais ils continuèrent de tirer. Chaque décharge atteignit Kuoni qui commença à reculer et à hurler. Il ne semblait pas vraiment souffrir mais la décharge énergétique des Zat avait l’air de le priver de ses pouvoirs.

Luntar se redressa alors et concentra une puissante dose d’énergie devant lui dans une grosse boule lumineuse. On aurait dit que sa fureur était totalement investie dans cette sphère électrique qui crépitait. Elle semblait faite de la lumière elle-même. Et alors que la boule partit en direction de Kuoni, l’aura de Luntar perdit toute couleur vive et retrouva sa traditionnelle couleur grise, presque blanchâtre maintenant.

Kuoni se prit le projectile de plein fouet. La boule scintillante et grésillante sembla entrer en lui. Kuoni perdit toute sa couleur rouge et noire pour devenir une pure lumière d’un blanc immaculé. Puis, dans un cri, la forme spectrale redevint noire en se recroquevillant sur elle-même et enfin implosa avant de disparaitre. Elle avait été annihilée.

SG-20 n’en revenait pas. Ça, c’était un combat. Ils se dirigèrent vers Luntar.

— Vous allez bien, s’enquit Frédérick.

— Ça peut aller, répondit le fantôme assez faiblement.

Puis, le froid sembla s’évaporer. Étrangement, alors que la pièce n’était pas du tout isolée, que les carreaux étaient brisés et que tout un pan de mur manquait, la température de la pièce sembla augmenter malgré la neige et le vent entourant les lieux.

Une nouvelle forme immaculée était en train de se former. Celle-ci était blanche vif et tellement lumineuse qu’elle éblouissait les hommes présents. Ils purent toutefois voir en partie que le nouveau spectre ressemblait à une silhouette de femme.

Cette dernière s’approcha de Luntar en l’appelant d’une voix où l’on pouvait percevoir tout l’amour et la compassion qu’elle lui portait. Le visage illuminé de Luntar semblait sourire. Et la présence de cet être de bonté était telle qu’elle faisait se sentir infiniment bien les soldats qui regardaient l’étrange couple se rapprocher.

Les deux formes se réunirent alors et semblèrent fusionner.

— Merci, fit Luntar, en s’adressant aux Français.

Puis, la double forme brillante s’estompa. Le blanc devint de moins en moins éblouissant et la forme spectrale s’évapora. Il ne restait maintenant qu’un tout petit point lumineux flottant devant la seule fenêtre de la demeure qui était toujours intacte.

Dans un dernier souffle et alors que le point disparaissait dans un éclair aveuglant, les cinq hommes entendirent au fond de leur esprit un seul mot, prononcé avec un profond amour :

— Illako !



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