SG-20









  Saison 1

Episode 1 :



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Episode 2 :



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Episode 3 :



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Episode 4 :



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Episode 5 :



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Episode 6 :



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Episode 7 :



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Episode 8 :



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Episode 9 :



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Le vortex se referma derrière Vincent. Il n’avait pas encore tout à fait pris l’habitude de l’effet que faisait la traversée. C’était quelque chose. Passer la Porte des Étoiles valait tous les manèges possibles. Il fit comme ses camarades et alluma sa torche.

Ils étaient arrivés dans un grand hangar plongé dans l’obscurité. Ils s’aperçurent vite qu’en haut des murs à l’angle du plafond, il y avait quelques fenêtres. Mais à l’extérieur, il faisait nuit noire. Ils pouvaient même admirer quelques étoiles dans le ciel sans nuages. Ils éclairèrent divers objets aux alentours de la Porte et les regardèrent mais rien ne semblait à priori très intéressant.

— Je propose qu’on sorte voir si on a plus de chance à l’extérieur. Tâchons de trouver quelqu’un.

Le groupe n’eut pas de mal à trouver une petite porte dérobée, la grande double porte coulissante du hangar étant fermement verrouillée par un gros cadenas. L’extérieur leur causa une surprise. On aurait dit la Terre. De grands bâtiments se dressaient le long de la rue. Des immeubles de plusieurs étages leur faisaient face. Et au loin, ils purent voir quelques buildings qui n’avaient rien à envier à ceux des plus grandes villes des États-Unis.

— Et bah dis-donc, remarqua Frédérick. Ça, c’est de la ville.

— Ouais, opina Romain. Ça doit pas arriver souvent de tomber sur un monde aussi développé.

— C’est vrai, confirma le major. Les Goa’Uld empêchent les mondes qui sont sous leur domination de trop croitre et prospérer. Ils ne tolèrent qu’un certain niveau de technologies et donc la plupart du temps on se retrouve avec des populations vivant comme au Moyen-âge.

— Ouais. Ils ont trop peur que leurs serviteurs si dévoués ne découvrent le pot au rose et apprennent à se servir de la technologie, renchérit Vincent. Ils verraient vite que leurs soi-disant dieux ne sont que de vulgaires menteurs.

— C’est vrai, fit Loïc. Ce qui peut nous laisser penser que ce monde est indépendant.

— Ou alors, il a été récemment trouvé par les Goa’Uld qui sont intervenus. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que les bâtiments ont l’air assez miteux et en mauvais état, presque à l’abandon, intervint Frédérick.

— Oui, maintenant que tu le dis…

Vincent regarda plus attentivement les différents immeubles en vue et la plupart semblaient sans vie.

— En plus, on ne voit aucune fenêtre éclairée, remarqua Solaris.

— Effectivement. Mais cela ne veut peut-être rien dire. Si nous allions plus avant ? proposa Romain.

— Oui, allons-y, accepta le chef de mission.

Les français se mirent donc en marche en direction des plus grandes tours de la ville. Même si elles semblaient loin, il y avait plus de chance de voir du monde dans cette direction que dans une autre.

Les lampadaires étaient allumés et bien que leur lumière fût assez faible et diffuse, ils permettaient à SG-20 d’y voir et de se repérer. Mais étrangement, il n’y avait pas un chat dans les rues. Aucune voiture n’était garée le long des trottoirs, aucun détritus ne trainait au sol, et il n’y avait pas la moindre trace de vie. Les explorateurs marchèrent ainsi pendant vingt bonnes minutes sans que la situation n’évolue si ce n’est que les bâtiments se faisaient peut-être plus imposants.

C’est alors qu’ils virent enfin une trace de civilisation. Deux silhouettes se promenaient au loin. Celles-ci eurent l’air d’avoir vu les français et immédiatement se dirigèrent dans leur direction. SG-20 put alors les distinguer un peu plus nettement. C’était deux hommes à ce qu’il semblait, vêtus d’une combinaison de protection complète couvrant tout leur corps telle une armure, casque inclus. On aurait dit des hommes faisant partie des forces d’intervention spéciales, comme le GIGN français. Leur casque était imposant et leur masquait tout le visage faisant en sorte qu’on ne puisse voir ne serait-ce qu’une seule et infime partie de leur peau. La couleur noire de leurs tenues leur permettait de se rendre quasiment furtifs, surtout dans l’obscurité de la nuit.

Ils se rapprochèrent vivement du groupe terrien et un des deux hommes prit aussitôt la parole :

— Que faites-vous dehors à cette heure-ci ? Pourquoi n’êtes-vous pas à votre domicile ?

— Heu, on est…, commença le major Raziel.

— Je m’en fous, coupa le soldat. Vous n’avez pas le droit d’être ici, c’est le couvre-feu.

— Ah… Nous ne savions pas, tenta d’expliquer Alex.

— Tout le monde sait ça. Vous êtes en infraction avec le règlement et le code de conduite, articles 12, 15, 16 et 19, a, c et f, continua l’officier autochtone.

L’autre homme s’était rapproché des français et particulièrement de Vincent. Ce dernier sentait que l’homme en question était d’humeur belliqueuse. Il ne fut pas surpris lorsque le coup vint.

Sans raison, le soldat tout de noir vêtu voulut frapper le lieutenant Necrona. Mais le français s’attendant à un tel geste para le coup sans problème. Le garde fut alors comme abasourdi et bien qu’on ne puisse voir son visage, tous les terriens entendirent sans mal son hoquet de surprise.

Le second garde, d’un geste très rapide, prouvant qu’il était bel et bien un professionnel, sortit un espèce de bâtonnet de sa ceinture. L’objet qui ressemblait à un croisement entre une lampe torche et une télécommande s’activa dans un bruit lorsque le garde fit feu. Un faisceau sortit de l’arme et toucha Vincent. Une sorte de halo électrique entoura alors le lieutenant qui sembla le paralyser. Il s’affaissa et tomba à genoux en esquissant une grimace de douleur.

Les membres de SG-20 avaient réagi au quart de tour et braquaient maintenant leurs Famas sur les deux gardes visiblement très surpris qu’on ose se rebeller contre leur autorité. Les deux hommes avaient eux aussi pointé leurs étranges bâtonnets sur les français. La situation risquait vite de dégénérer, même si l’arme des autochtones n’avait pas l’air très puissante, Vincent commençant déjà à retrouver des sensations.

Raziel devait calmer la situation. Il prit donc la parole :

— Écoutez, nous ne sommes pas vraiment de la région et nous ne voulions de mal à personne. Nous voulons juste…

Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase, les deux gardes ayant profité de l’occasion pour tirer sur les militaires terriens. Avant d’être totalement privé de mouvements, les quatre français eurent le temps d’ouvrir le feu et les détonations des mitraillettes résonnèrent le long de la rue en se répercutant contre les murs des buildings.

Les deux gardes si agressifs s’écroulèrent, raides morts.


***




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