SG-20









  Saison 1

Episode 1 :



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Episode 2 :



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Episode 3 :



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Episode 4 :



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Episode 5 :



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Episode 6 :



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Episode 7 :



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Episode 8 :



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Episode 9 :



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Un bruit sourd arrivait aux oreilles de Vincent. Il pensait que cela venait du fait qu’il avait été touché par l’arme étrange des deux gardes querelleurs mais il parvenait maintenant à bien bouger contrairement à ses camarades frappés après lui. Ce son venait donc de l’extérieur. Il se secoua un peu histoire de faire disparaître les fourmillements encore présent dans certains de ses membres et se releva. Il se dirigea vers le major Raziel et lui demanda :

— Ça va, major ?

— Ça peut aller, marmonna celui-ci, sans parvenir toutefois à bouger. Je suis encore tout ankylosé.

— Ça se comprend. C’est pas très agréable leur truc. Et vous, vous allez bien ? s’enquit Necrona en demandant l’état de forme des autres membres de SG-20.

— Bof. J’arrive pas à bouger le petit doigt, répondit Solaris.

— Pareil, fit Zedar.

— Je ne suis pas beaucoup mieux, renchérit Bahamut.

— Vous inquiétez pas, ça passe assez vite. Mais, vous entendez ce bruit ? demanda le lieutenant alors que le bourdonnement se faisait plus proche.

— Un peu.

— On dirait un…

— Un hélicoptère, coupa Vincent en parvenant enfin à associer ce son à ce qu’il représentait.

— Mince, il manquait plus que ça.

— Relevez-vous vite. Il faut partir de là, souffla Necrona.

— T’es marrant. Moi, je peux toujours pas bouger, expliqua Romain.

— Bah, si tu bouges pas maintenant tu risques de ne plus jamais pouvoir bouger d’ici.

Les membres de SG-20 essayèrent alors de bouger les extrémités de leurs membres. C’étaient encore dur et ils ne sentaient pas grand chose. Toutefois, même si c’était assez lent, leurs sensations revenaient. Et ce n’était pas plus mal, car le bruit des pales de l’hélicoptère se faisait maintenant tout proche.

Les français se massèrent les jambes et les bras pour faire circuler le sang et se remirent debout, bien que chancelant. On aurait dit que tout leur corps était touché par de puissants fourmillements et des crampes. Ils ne voyaient toujours pas l’hélicoptère mais le son couvrait la voix maintenant. Le major Raziel dût donc crier pour donner ses ordres :

— On se replie. Direction la Porte des Étoiles.

Alors que ses subordonnés allaient obéir, de nouveaux sons, similaire au précédent mais plus aigus, se firent entendre. Et au bout de la rue, l’équipe SG-20 vit surgir plusieurs objets volants. C’était comme de petits hélicoptères téléguidés que l’on pouvait trouver sur Terre. Mais ceux-ci étaient quand même plus imposants et avaient l’air parfaitement autonomes et surtout, armés.

— On bat en retraite, et plus vite que ça ! ordonna le major français.

Les cinq hommes se retournèrent et se mirent à courir pour fuir les machines qui se dirigeaient droit sur eux. Ils prirent un embranchement, puis une ruelle, mais les petits hélicoptères les suivaient sans mal.

— On n’arrivera pas à les semer comme ça, fit Vincent, en soulevant l’évidence.

— Il faut qu’on trouve un lieu fermé, suggéra Loïc.

Mais ils n’eurent guère le temps de se mettre en quête d’un lieu sécurisé, les objets volants ouvrirent le feu. Plusieurs courtes mais rapides détonations se firent entendre derrière les militaires et ils purent voir les impacts au sol et autour d’eux. Par chance, aucun français ne fut touché. Ils tournèrent alors dans plusieurs ruelles pour éviter que les petits hélicoptères aient de nouveaux l’opportunité d’ouvrir le feu. Mais il était évident qu’ils n’allaient pas pouvoir tenir ainsi indéfiniment. Leur endurance avait ses limites.

— À 3, on se met à couvert derrière ces poubelles et on les explose, hurla le major Raziel en montrant des bennes à ordure située pas loin devant eux.

Il décompta alors et au moment où le « trois » sortit de sa bouche, les cinq soldats plongèrent derrière le couvert des poubelles. Là, ils se mirent rapidement accroupis et visèrent les mini-hélicos. Les Famas entrèrent en action et les machines explosèrent toutes dans de grandes gerbes d’étincelles.




Les cinq français marchaient prudemment dans la sombre ruelle faiblement éclairée par un lampadaire qui avait connu des jours meilleurs. Il faisait toujours nuit sur cette planète et cela était un avantage pour SG-20 qui avait pu en profiter pour mieux se déplacer en se cachant.

Ils longeaient de grands entrepôts et avaient maintenant quitté la zone habitée pour revenir assez proche de leur point de départ. Mais ce n’était pas vraiment la direction du hangar abritant la Porte des Étoiles. Toutefois ils ne pouvaient faire autrement, le quartier de la Porte des Étoiles étant bien quadrillé. Ils avaient rencontrés de nouveaux soldats et avaient dû les abattre. Ces derniers avaient échangés leur bâtonnet paralysant contre de petites mitraillettes, nettement plus dangereuses.

Les terriens voyaient que les grandes rues étaient bien contrôlées par les soldats tout de noir vêtus. Ils attendaient sûrement du renfort pour s’aventurer dans les étroites ruelles assez nombreuses. SG-20 serait en danger une fois ces ruelles quadrillées. Il fallait atteindre la Porte rapidement.

— Comment on procède ? demanda Romain.

— Moi, je propose de continuer ainsi. En prenant les petites ruelles on a moins de chance de rencontrer des ennemis, fit Solaris.

— Peut-être pour le moment, mais plus pour longtemps. Dès qu’ils auront des renforts, ils vont investir les sombres ruelles et là, ça sera vraiment dur de lutter dans un lieu aussi étroit, expliqua Necrona.

— C’est vrai, confirma Raziel.

— Alors, que fait-on. On ne peut pas les attaquer tout de même ? s’exclama Frédérick.

— Non, ce serait de la folie, fit Raziel. Mais il faut réussir à rejoindre la Porte.

— Comment ? s’enquit Solaris.

— Alors là… J’en sais rien, avoua le major.

— On pourrait passer par les égouts, proposa Vincent.

— Quoi ? s’étonna Romain.

— Les égouts. Je doute qu’ils pensent à vérifier là-dedans avant un bon bout de temps. Ça nous laissera de la marge pour atteindre le hangar de la Porte des Étoiles.

— Effectivement. Ça présente de belles perspectives, confirma Zedar.

— Alors on fait comme ça, fit Raziel. Trouvons une bouche d’égout.

Ils avancèrent dans la ruelle mais ne virent rien. Ils regardaient attentivement le sol dans l’espoir d’apercevoir une plaque. Ils savaient que cette ville en était pourvue et en avait repéré lors de leur toute première promenade, qui s’était passé plus tranquillement.

C’est alors que l’attaque survint. Ils ne s’y attendaient pas et furent pris au dépourvu. Heureusement, aucun des premiers tirs ennemi ne toucha les français. Était-ce en signe de sommation, ou était-ce juste un manque de précision, les terriens ne sauraient le dire. Ceux-ci n’attendirent pas de le savoir et répliquèrent immédiatement en se mettant à l’abri comme ils purent derrière différentes caisses et kiosques abandonnés. Les soldats tiraient des fenêtres d’entrepôts et étaient très dur à toucher. Vincent essayait de tirer quelques courtes rafales en direction d’une fenêtre, mais le soldat après avoir lui même tiré une rafale se baissa pour ne rien laisser apparaître de son corps. SG-20 était en position de faiblesse.

Après quelques secondes d’inaction, une voix provenant d’un haut-parleur s’exclama :

— Rendez-vous immédiatement et il ne vous sera fait aucun mal. Si vous continuez à résister nous serons obligé de vous tuer pour assurer la sécurité de notre ville. Toute action contre le Consortium est sévèrement punie. Si vous continuez à vous rebeller, vous le paierez cher. Nous vous sommons de vous rendre. Nous pouvons user de moyens de dissuasion beaucoup plus efficace et dévastateur que ces simples armes de poings, prévint la voix.

— Nous voulons simplement retourner chez nous ! cria Raziel. Nous ne sommes pas de cette planète et nous ne savions même pas que nous avions enfreint des lois.

— Le mensonge est sévèrement réprimandé. La mystification et l’affabulation ne sont pas autorisées par le Consortium. Pour ses paroles vous serez emprisonné 5 ans de plus que la peine que vous risquez pour rébellion et résistance, fit la voix.

— Mais nous ne connaissons même pas ce Consortium, essaya d’explique le major. Pouvons-nous parler à un responsable ?

Après un long silence pendant lequel les français ne furent pas rassurés, la voix reprit :

— J’ai eu des instructions. Pour la sécurité de nos citoyens, vous devez être stoppés par tous les moyens. Je suis désolé. L’idée de rébellion et la transmission de pensées farfelues ne peuvent être répandues. Si vous ne vous rendez pas dans les cinq secondes, vous serez tués.

— Charmant, souffla Zedar.

— Attention, fit Necrona alors qu’un étrange objet passait par une fenêtre.


***




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