SG-20









  Saison 1

Episode 1 :



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Episode 2 :



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Episode 3 :



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Episode 4 :



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Episode 5 :



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Episode 6 :



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Episode 7 :



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Episode 8 :



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Episode 9 :



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Cela faisait maintenant plusieurs heures qu’ils attendaient. Ils étaient tous impatients de recevoir des nouvelles de la Terre, de bonnes nouvelles. Quelques hélicoptères étaient passés dans le courant de la nuit mais cela n’avait jamais duré, ni inquiété les français. Ils pouvaient voir par les quelques fenêtres encrassées que la nuit commençait à céder sa place au jour, l’horizon se faisant de plus en plus clair.

Un nouvel hélicoptère passa. Suivi quelques minutes plus tard par un autre. Les terriens n’y firent même pas attention. Grave erreur.

Ce fut un bris de verre qui les prévint. On les attaquait. Comment avaient-ils été repérés ? Ils ne pouvaient le dire, mais une chose était sûre, les soldats du Consortium avaient de la ressource.

Immédiatement après le bruit du verre cassé, les cinq hommes entendirent un objet rebondir. Puis, une petite explosion eut lieu avant que de la fumée n’apparaisse. Les ennemis avaient lancé des fumigènes. C’était bien joué.

Rapidement, les français se levèrent et quittèrent le bureau en se couvrant le visage et en commençant à tousser. L’arme à la main, ils avancèrent en direction de la porte par laquelle ils étaient entrés. Mais elle devait être sévèrement gardée, comme toutes les sorties. Heureusement, les terriens avaient eu le temps d’étudier leur environnement et avaient repéré un conduit menant dans un couloir souterrain qui menait au final à l’extérieur.

Le major retira la grille métallique et entra, suivi de ses hommes. Ils se dépêchèrent pour éviter d’inhaler trop de gaz et arrivèrent enfin au sombre couloir. Avant de suivre le groupe pour sortir de là, le lieutenant Bahamut dégoupilla une de ses grenades et la lança dans le conduit d’aération qu’ils venaient d’emprunter. L’explosion eut pour effet d’abattre une partie du mur et de rendre inaccessible le couloir par ce conduit. Cela devrait, l’espéraient-ils, leur permettre de gagner un temps précieux. Si des troupes ennemies ne les attendaient pas au bout du couloir.

Par chance, ce ne fut pas le cas. Ils se retrouvèrent donc rapidement dans une ruelle entourée de petits immeubles. Là, ils firent plus attention et avancèrent en ouvrant l’œil. Et ce n’était pas une mauvaise idée, car un groupe de soldat surgit à un croisement. Les membres de SG-20 se mirent à couvert comme ils purent alors que les soldats ennemis ouvrirent le feu. Les projectiles fusaient de part et d’autre. L’arme des hommes du Consortium n’avait pas l’air très précise et peu de balles étaient réellement dangereuses. Les français quant à eux ne tiraient que de courtes rafales, non seulement pour être plus précis mais aussi dans le but d’économiser de précieuses munitions. De nombreux soldats à combinaison noire tombaient. Mais il était évident qu’ils avaient dû demander du renfort. SG-20 devait se dépêcher. Le capitaine Solaris lança une grenade qui sema la panique dans les rangs ennemis et quelques secondes plus tard, c’en était fini.

Les explorateurs venus de la Terre reprirent leur chemin, plus prudents que jamais. Après quelques minutes de marche et une seule petite altercation, ils trouvèrent un nouvel abri. C’était un petit garage situé au fond d’une étroite et ténébreuse allée. Ils savaient tous qu’ils n’auraient pas autant de temps ici que dans l’entrepôt le long du fleuve. Il suffisait pour le Consortium de suivre la piste des différentes attaques que SG-20 avait subies pour établir un périmètre de recherche. Ils seraient donc vite repérés. Mais ils espéraient quand même gagner une heure avant de devoir repartir. C’était épuisant d’être ainsi poursuivi. Non seulement physiquement, mais aussi psychologiquement. C’était très dur mentalement de ne pas savoir à quoi s’attendre. Ils ne pourraient tenir indéfiniment.

Ils souhaitaient tous avoir des nouvelles de la Terre pour qu’ils puissent rentrer. Mais que pouvait bien faire le major Carter ?

— Hé ! Regardez ce que j’ai trouvé, s’exclama Necrona en soulevant une bâche.

Tous les regards se tournèrent vers lui et vers sa découverte. C’était un véhicule. Un vieux pick-up au design étrange et qui n’avait pas l’air de toute jeunesse mais qui en avait peut-être encore dans le ventre. Aussitôt, les cinq hommes se mirent au travail pour voir si cette voiture pourrait les conduire à leur but. Après quelques retouches dans le moteur et un bon dépoussiérage, le moteur consentit à démarrer.

— Ça marche ! s’écria Zedar, soulagé.

— C’est moi qui conduit, fit alors Bahamut.

— Alors là, t’as le droit de rêver, rétorqua Solaris. C’est moi qui prendrai le volant.

— Tu parles. T’es pilote de chasse, pas de pick-up, objecta Zedar.

— C’est moi qui l’ai trouvé, c’est donc à moi de le conduire, dit Vincent.

— Tirons à la courte paille, suggéra Raziel en soupirant devant l’enthousiasme de ses hommes à vouloir tout simplement conduire une voiture.

Le hasard voulut que ça soit le major qui conduise. Les autres membres de SG-20 furent un peu déçus mais se reprirent vite. Un nouvel hélicoptère se faisait entendre. Ils grimpèrent tous dans le véhicule, Alex Raziel au volant et ses quatre compatriotes sur la planche arrière. Ils avaient pris le Famas de leur supérieur pour se donner toutes les chances.

Ils attendirent alors le signe d’une quelconque attaque. Ce ne fut pas long. Après cinq minutes, la porte du garage sauta et quelques tirs s’écrasèrent sur le mur du fond.

Alex Raziel lança le pick-up dans un démarrage sur les chapeaux de roue. Les soldats en combinaison furent si surpris qu’ils ne purent que regarder le véhicule filer. Toutefois, l’hélicoptère les suivait. Cette fois-ci c’était un vrai, et non de petits hélicoptères de surveillance à l’efficacité douteuse. Deux hommes étaient postés sur ses flancs et commencèrent à tirer en se relayant en fonction d’où se tenait l’hélicoptère par rapport au pick-up. Des balles se logèrent sur le toit et dans le bitume de la route. Par chance, toujours aucun membre de SG-20 ne fut touché. Alex Raziel avait beau changer de direction le plus souvent possible, face à un hélicoptère c’était dur de tenir la cadence. Les quatre français qui se tenaient à l’arrière du pick-up tiraient de temps à autre sur l’hélicoptère dans le vain espoir de l’abattre. Mais ce n’était pas évident.

En plus de tout cela, la radio du major se réanima. La voix du général Hammond annonça :

— SG-20, ici le SG-C, je tiens à vous dire que la Porte est de nouveau fonctionnelle. Je répète, même si vous ne pouvez me répondre, la Porte des Étoiles re-fonctionne.

Cela soulagea grandement le major qui avait maintenant un objectif à atteindre et n’était plus obligé de tourner en tout sens dans cette zone morte de la ville. Après un virage particulièrement violent, il mit sa main à la radio pour dire :

— On est poursuivi, mais on essaie de rentrer le plus vite possible. SG-20, terminé.

Puis il reprit le volant à deux mains. Il avait besoin de toute sa concentration pour éviter les tirs de l’hélicoptère.

— Ici le SG-C, nous avons compris et nous vous attendrons en conséquence. SG-C, terminé.

Le lieutenant Necrona n’arrêtait pas de toucher l’appareil ennemi mais celui-ci n’avait toujours pas l’air d’en souffrir. Il était étonnement résistant pour un hélicoptère. Tous ses camarades effectuaient la même manœuvre, à savoir de courtes rafales parfaitement bien visées dans les moments les plus calme et pourtant l’hélicoptère continuait comme si de rien n’était, même s’il avait déjà perdu trois tireurs et qu’il n’en restait plus qu’un, signe qu’il n’y avait pas d’autre remplaçant à bord. Les tirs ennemis étaient donc moins nombreux mais n’en demeuraient pas moins dangereux. Après quelques virages rapides, l’hélicoptère commença à fumer de l’arrière. Heureusement, se dit Vincent Necrona, car ils n’avaient plus beaucoup de munitions. Après deux nouvelles rafales, l’hélicoptère prit feu et la fumée devint noire. L’appareil perdit de l’altitude et alla s’écraser quelques rues plus loin.

Mais ils n’étaient pas au bout de leurs peines. Deux jeeps militaires apparurent et engagèrent la poursuite en tirant en tout sens. Ils arrosaient plus les français qu’ils ne leur tiraient réellement dessus. Leur manque de précision était phénoménal. À croire que tous les soldats du Consortium n’avaient pas tous le même niveau d’entrainement… Une aubaine pour les français.

— Ils doivent avoir des munitions à ne plus savoir qu’en faire et comme les rebellions ont l’air très rares, ils en profitent et s’amusent en tirant sans s’arrêter même s’ils touchent plus les immeubles alentour que leur cible, s’écria Necrona en rigolant histoire de détendre un peu l’atmosphère.

Les français tiraient toujours avec une forte précision, mais les balles se faisaient maintenant rares. Une jeep fut gravement touchée et dût s’arrêter. Après quelques nouvelles rues, les français reconnurent le coin. C’était la zone de la Porte. Mais que faisaient-ils là, se demanda Necrona, ne sachant pas que le major avait eu un contact avec le SG-C.

Vincent espérait que le major avait eu de bonnes nouvelles et qu’ils allaient pouvoir utiliser la Porte.

Et comme pour confirmer ses souhaits, le pick-up prit la route du hangar qui abritait la Porte des Étoiles. Alex Raziel freina brusquement en s’arrêtant devant l’entrepôt par lequel ils étaient arrivés sur ce monde de fou. Le capitaine Solaris réussit à toucher un pneu de la jeep qui les suivait toujours, obligeant les soldats du Consortium à s’arrêter. Mais ces derniers se jetèrent dehors et coururent en direction des français dans l’espoir des les stopper. Alors que SG-20 s’éloignait du pick-up qui leur avait permis de fuir, celui-ci explosa dans une grande gerbe de flammes et d’étincelles. Le souffle propulsa les terriens en avant, leur faisant gagner quelques mètres au prix de belles brûlures.

Les français n’avaient plus de munitions pour leur Famas, aussi avaient-ils pris leur Beretta. Ils ne restaient plus que quatre soldats à leur poursuite. Le lieutenant Bahamut réussit à en abattre deux en se relevant pendant que Solaris et Zedar en tuèrent chacun un. Ils furent ainsi soulagés et la tension retomba quelque peu.

Néanmoins, ils ne se firent pas prier et se précipitèrent vers la porte d’accès, sur le coté du hangar. Ils regardèrent l’édifice des Anciens avec satisfaction et Necrona recomposa l’adresse de la Terre. Tous eurent alors l’horrible pressentiment que ça ne marcherait pas et que le virus Vengeur était toujours actif. Drôle de pensée. Mais ils avaient vécu une drôle de nuit ici. Et, bien qu’à leur montre il soit 23 heures, heure terrienne, le soleil matinal de cette planète réussit à percer par les fenêtres pour illuminer la pièce emplie de vieilles reliques couvertes de poussière. Ce fut ainsi éclairé que le vortex bleuté de la Porte des Étoiles apparut.


***




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